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BELZENIA

HARRI-XABALETA

MON BAS-QUARTIER
Bien que n’en étant pas,je l’emprunte sans cesse soit pour aller en ville, ou pour faire l’inverse. Le traversant ainsi chaque fois en entier On dit de mois, bien sûr qu’ elle est du Bas-quartier

Eh bien ! puisque j’en suis, que je vous le présente : C’est un grand carrefour au bout de rues en pente, Des maisons en souci d’un vague alignement N’offrant, pour tout cachet, que leur délabrement

Le Bas-Quartier n’est pas son vrai nom d’origine , iI n’est pas bien ancien comme on se l’imagine la baie enl’occupant en faisait un bon port Très à l’abri des vents , à l’ombre du vieux fort.

Harri-Chabaleta, rives harmonieuses s’éveillant aux échos d’histoires merveilleuses Que contaient à l’envie de très anciens pêcheurs S’étendant sur leurs joies et peu sur leurs malheurs.

N’étant plus visité par l’antique baleine, D’autre part n’allant plus à la pêche lointaine le progrès a détruit un ordre primitif Car jamais rien n’est stable ou bien définitif.
Le port devient un luxe aux beautés superflues, Rappelant les départs vers les bancs de morue Hendaye a chassé l’eau pour gagner du terrain Tant mieux pour aujourd’hui mais tant pis pour demain

.
Foin de vieux souvenirs. Tout pour le modernisme Faisons donc place nette et pensons au tourisme. Adieu Vieux-Fort, remparts, pont – levis, souterrains, Echauguettes, réduits, rasons tout de nos mains.

Harri-Chabeleta, c’est en pieux hommage, Que j’ait fait ce poème à ton premier visage : Les vieux chalets sont là, s’il manque un ponceau, On peut y voir quand même Hendaye en son berceau .

Joséphine Moléres

Premier port de  de Belcenia

envasé  et qui ne pouvais plus recevoir de bateaux.

Il était pourtant bien abrité et ne permettait pas les incursions des pêcheurs de Fontarrabie.

il ne reste qu’un bateau

le lavoir

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Une année,une tribune plus que sommaire ,avait été montée au dessus du toril des vaches .Ce toril avait été bricolé par la ganadéria landaise pour la journée. Ce qui devait arriver, arriva.Sous le poids des spectateurs enthousiastes et remuants la tribune s’effondra, les vaches captives s’échapèrent prenant le chemin de la plage poursuivies par les gardiens qui avec leur long baton n’arrivèrent pas à les contrainrent de s’arrêter mais au contraire les faisaient fuir menançant tout ce qui bougeait sur leur passage à la grande frayeur des promeneurs.La cavalcade des vaches et de leurs poursuivants arriva ainsi jusqu’à la mer, bousculant tout sur leur passage,faisant voler les tentes, à la stupéfaction et au grands cris de tous les vacanciers terrifiés qui couraient dans tous les sens.Avant de retrouver le calme et la sérénité il se passa longtemps

CANETA 

LES BATELIERS

par Tito HUMBERT

Au Moyen-Âge, dès le Xème siècle, le pèlerin, empruntant la route de l’intérieur pour se rendre à Saint-Jacques de Compostelle pouvait passer par le Pas de Béhobie (et continuer sur Oyarzun, Tolosa, Vitoria, Burgos…) ou par le passage de l’hôpital Saint-Jacques (pour cheminer par Fontarabie, Saint-Sébastien, Bilbao, Santander…). La traversée s’effectuait à l’aide de bacs. Il y en avait un à Béhobie, un autre à Irun, dont le port se situait au chevet de l’église Nuestra Señora del Juncal. On embarquait, également, à Fontarabie, à Behobia et à Enderlaza. Un texte latin du XIIème siècle, paru dans le guide du pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle, précise certaines conditions de passage: « …Il faut savoir que les péagers ne doivent en aucun cas percevoir un tribut quelconque des pèlerins et que les passeurs ne doivent demander, régulièrement à deux personnes, pour la traversée, qu’une obole, seulement si ce sont des riches et, pour un cheval, une pièce de monnaie et, si c’est un pauvre, rien du tout. Et, en outre, les passeurs sont tenus d’avoir de grands bateaux dans lesquels peuvent entrer, largement, les hommes et leurs montures. » Pour quelles raisons les personnes circulaient-elles d’un pays à l’autre ? Chez les familles princières, déplacements rimaient avec intérêts, politique, rapprochements entre les Maisons… Occasionnellement, des ponts étaient construits avec des bateaux puis immédiatement démontés, après le passage de têtes couronnées. Ils auraient pu être pérennes mais ils ne faisaient pas l’unanimité. Fontarabie s’opposa, notamment, à la mise en place d’un pont en bois, prétextant la possession et le contrôle de la Bidassoa, lors de la visite d’une représentante de la famille princière des Orléans, en 1679. Pour le commun des mortels, la traversée de la rivière frontalière pouvait avoir comme but l’achat de produits différents ou moins chers que dans son propre pays, une meilleure rémunération des emplois, les retrouvailles entre amis ou membres d’une même famille à l’occasion de fêtes, les attraits du tourisme ou … la revente illicite de denrées.

Entre Hendaye et Fontarabie, vu les relations tendues entre ces deux cités, le trafic était plus que limité. Toutefois, aux archives de Fontarabie, sur le livre d’actes du 10 octobre 1618, est inscrit le paiement du passage de l’Ambassadeur d’Espagne, en Angleterre, à un batelier hendayais, pour l’avoir conduit jusqu’au débarcadère guipuzcoan.

Le bac du passage de l’hôpital Saint-Jacques

Sur le domaine de Priorenia, à partir du XIIème siècle, les terres de cet hôpital-prieuré communiquaient avec des terrains espagnols, grâce à un pont en bois que, seuls, les Hendayais pouvaient emprunter. La Charte des Privilèges du roi Louis XIII maintient l’exclusivité du passage.

Louis XIV confirme le titre de concession « …nous avons maintenu et maintenons aux habitants de Hendaye et autres sujets de Sa Dite Majesté très Chrétienne, à savoir… les habitants de Hendaye… jouiront et posséderont le passage de l’hôpital Saint-Jacques, avec celui de Hendaye vis-à-vis de Fontarabie. » Sa Majesté approuve cette sentence le 25 février 1668, à Saint-Germain en Laye. Hendaye eut la jouissance du bac jusqu’à la loi du 6 frimaire an VII (26 novembre 1798) qui abolit tous les privilèges relatifs aux bacs de rivières et les fit rentrer dans le domaine de l’Etat. Des pièces authentiques remontant à l’année 1831 prouvent que l’administration française a continué à renouveler cette adjudication à des Hendayais dont le batelier Olaïtz.

A la suite, en 1884, après 18 années de service du passeur Jean-Baptiste Durruty, un nouveau gestionnaire et quelques bateliers, considérant leurs propres intérêts avant l’intérêt général, souhaitent la suppression de ce moyen de transports public, pour avoir la mainmise privée sur les passages. « Les voyageurs seraient, alors, à la merci de bateliers qui les rançonneraient, à discrétion, par leurs exigences ou refus de passage et même, parfois, les moyens de passage leur feraient complètement défaut.»
 

Le Conseil Municipal, réuni le 13 mai 1885, demande, avec insistance, le maintien du bac considérant que sa suppression entraînerait des conflits, entre les nombreux bateliers réunis sur ce site, importunant, alors, les voyageurs.

Le bac fonctionnera jusqu’en 1914, continuant à déposer les voyageurs au débarcadère d’Irun. En 1912, Paul Faure, natif de Dordogne, député, dirigeant de la SFIO, relate, avec nostalgie, ses traversées en bac.

« J’aurais voulu que les habitants des deux rives aient un regret, un geste d’adieu, pour quelque chose de très poétique, de très pittoresque, qui va disparaître ; je veux parler du bateau, sorte de bac qui transportait bêtes et gens d’une rive à l’autre. Bac, passeurs, ces mots évoquent nettement ce qu’ils expriment. A peine les ai-je prononcés, que je vois tout de suite la campagne, sa vie très lente qui a le temps, le village et ses gens qui ne se hâtent pas… Le bac de Hendaye, … je l’ai pris plus de cent fois, par tous les temps, à toutes les heures. Les étrangers, les touristes ne le connaissaient guère. Seuls, le prenaient les Basques de la région de Hendaye et ceux du Guipuzcoa, gens à béret et à makila, les uns et les autres jamais pressés. D’ailleurs, quand on arrivait, que ce soit sur la rive française ou espagnole, le passeur n’était jamais là ; il était toujours en face mais on ne s’en plaignait pas. … Généralement, on était là plusieurs à attendre. Tout d’abord, chacun restait seul dans son coin puis, le passeur tardant à venir, on trouvait que le temps était long, alors, on se rapprochait, on formait des groupes. Finalement, presque toujours, on dansait ; presque toujours, il y avait un accordéon ou une guitare ou sinon quelqu’un sifflait ou chantait. … Cinq ou six couples, jamais plus. Ils tournaient gracieusement sous l’œil amusé des douaniers ; souvent, un miquelet, (militaire espagnol) pèlerine bleue, béret rouge était dans la danse. … Le soir, la nuit tombée, quand on arrivait à la rive française, le passeur était presque toujours en face, en train de boire avec les carabiniers espagnols dans une cidrerie dont on voyait la lumière. Alors, le jeu était de l’appeler. Batelier ! Batelier ! C’était à qui crierait le plus fort. Au bout d’un moment, quelque chose bougeait là-bas et le bateau arrivait. Ombre sur l’ombre, il glissait dans un petit clapotis très doux puis touchait la rive avec le bruit mat et long de la quille raclant le sable. Oh ! Charme de ce bac. Oh ! Poésie de ces bals, de ces appels dans la nuit. Et maintenant, tout cela va finir. Ce va-et-vient pittoresque, ces attentes, tout cela ne sera plus. Sur le nouveau pont, on passera, on ne s’arrêtera pas. … La rive de Santiago sera désormais sans danseurs, sans guitares et sans amoureux. Mais moi, quand allant de Hendaye à Irun, je passerai sur le dos de fer du pont, instinctivement, je regarderai en bas à gauche, l’endroit de l’eau que suivait le bac. Et j’y verrai les traces de son passage, comme on voit sur les sentiers, les traces de pas qui ont disparu. »

Le passage de Hendaye à Fontarabie

N’importe quel batelier pouvait faire passer des personnes vers Fontarabie. Le Conseil Municipal crée un service public, en 1866. Etienne Boucher de Crèvecoeur, chef du poste de douane de Béhobie, se rend régulièrement à Fontarabie. « De Fontarabie à Hendaye, le trajet a lieu ou par eau pendant la marée ou à gué, lorsque la mer est basse, en traversant seulement en bateau le lit de la rivière qui ne demeure pas à sec ».

Effectivement, l’alternance des marées se fait ressentir dans le bassin de la Bidassoa.

La marée descendante laisse apparaître un immense banc de sable appelé « playa », à cause de sa texture fine. Entre la rive espagnole et ce sable, « le chenal » où la Bidassoa est infranchissable à gué, bien qu’elle se soit considérablement rétrécie. Dans la partie sablonneuse, s’insinue un petit « canal » dont la profondeur varie en fonction du coefficient de la marée. Quand le niveau est suffisant, il n’est pas rare de voir le batelier, de l’eau jusqu’aux genoux, pousser son embarcation ou bien se servir de sa rame, à la manière d’un gabarrier. Le canal bifurque, vers le sud, à une trentaine de mètres de l’embarcadère hendayais. Devant ce dernier, subsiste rarement de l’eau et le sol est généreusement vaseux. Cette configuration engendre des petits désagréments, au moment de l’embarquement et du débarquement. Cap sur Fontarabie, les messieurs se déchaussent, relèvent le bas de leurs pantalons, descendent les trois marches de l’embarcadère qui les met en contact avec la vase souvent nauséabonde, traversent la zone d’enlisement et retrouvent le sable du « playa ». Les dames, généralement, se font porter par le passeur jusqu’à la zone sablonneuse. De là, voyageurs et bateliers marchent une centaine de mètres, vers le « chenal » avant de monter dans l’embarcation, ancrée au bord du sable. Souvent, les scènes sont cocasses, les cris et les rires fusent près de l’embarcadère, à cause de la traversée de la partie vaseuse et glissante. Pierre Loti évoque « une étendue confuse au sol traître qui éveille des idées de chaos ».

Ces cartes postales proposent quelques scènes typiques, lors de la marée descendante.

Laissons François Duhourcau, romancier et historien bayonnais, lauréat du grand prix de l’Académie Française, en 1925, décrire «… la marée montante, bientôt, qui ramène la vie. Les lames s’avancent pressées, bruissantes puis le clapotis et le scintillement de l’onde… Les barques des passeurs vont et viennent à la rame, sur l’eau envahissante… La joie revient au cœur des bateliers dont moins grande est la peine ; ils chantent accompagnés du cri des mouettes… Cette reviviscence universelle influe sur l’âme la plus atone et dispose à espérer de la vie tous les renouveaux…Ajoutez à cela, le miroir de la lagune changeante, le va-et-vient des mariniers qui enlèvent leur barque à coups d’avirons scintillants, sous les carillons, argentins et graves, qui s’entrecroisent de la rive française à la rive espagnole et vous aurez la poésie qu’exhale ce prestigieux canton ». Lorsque la marée est haute, il est plus aisé de s’installer dans les bateaux depuis les embarcadères respectifs.

Le passeur aide les voyageurs à monter dans son embarcation. Ils occupent, d’abord, les bancs situés à la poupe, ensuite les latéraux et ceux de la proue. Il invite tous les indécis à grimper à bord. Souvent, l’eau arrive à la partie supérieure de l’embarcation.

Lorsque les conditions climatiques le permettent, une petite voile est montée à l’avant.

Pour le marché du samedi et la Bixintxo à Hendaye, « l’alarde » du 8 septembre et la procession du Vendredi-Saint, à Fontarabie, c’est l’occasion de retrouver amis et familles pour faire la fête … et un peu de contrebande. Les membres d’une même famille d’origine espagnole, séparés par la rivière pour des raisons administratives ou politiques, se donnaient rendez-vous à Fontarabie. Venant de France, ils embarquaient à Hendaye. Ces jours-là, les bateliers étaient encore plus sollicités et des files d’attente se formaient, sur les embarcadères. Dans les années 1870, une clientèle fortunée de Saint-Jean de Luz, Biarritz et Bayonne faisait l’aller et retour en barque, plusieurs fois par semaine pour écouter les mélodies des orchestres dans les jardins de Fontarabie.

Dans son roman « Ramuntcho », l’auteur décrit des scènes de contrebande, la nuit, dans le bassin de la Bidassoa, avec son héros et la participation de passeurs patentés. De sa maison « Bakhar Etxea », il regardait « ces marins et contrebandiers qui montent des barques d’allure lente, traînant avec elles de longues rides alanguies, dérangeant par place les images renversées de Fontarabie et des montagnes ». Chaque soir de Noël, seul ou avec des amis, il louait les services d’un batelier qui, après un quart d’heure de traversée, lui faisait aborder le rivage espagnol afin d’assister à la messe de minuit, dans le couvent des moines capucins. Certains passeurs étaient détournés de leur activité professionnelle. Ainsi, le légendaire Pépé Camino, sur son bateau « L’hirondelle », transportait, régulièrement, une Nord-américaine tout près des rochers « Les deux jumeaux ». Elle plongeait et nageait, ensuite, jusqu’à l’embouchure de la Bidassoa, le batelier, ramant à ses côtés pour assurer la sécurité. A marée haute, durant la période estivale, les bateliers faisaient découvrir « l’île des faisans » aux touristes. Un autre service de transport par eau était, également, assuré entre le centre ville et la grève des bains d’Ondaralxou, plage des Hendayais, au niveau actuel du port de la Floride, la grande plage étant plus fréquentée par des touristes. En été 1897, le maire demanda qu’il soit élevé, à cet endroit, « un abri quelconque qui permette aux gens de s’y habiller décemment ».

De nombreux Hendayais ont été, à court ou à long terme, amenés à effectuer les passages entre les deux cités frontalières. Dans la liste des embarcations et de leur propriétaire, figure un grand nombre de passeurs. Parmi les plus réputés, citons, également, avec leur surnom : Elie Naçabal (Chamblan), Elie Nazabal (Tarat), Orthous (Pottoko), Firmin Sistiaga (Bitiri) et son fils Bartolomée, Pépé Camino qui initia quelques jeunes à ce dur métier, dont Patxiku Berra. En 1891, Ulysse et Jean Baptiste Vanlissum, Suertegaray, Ignacio, Jean Ortet, Navarra signent un nouveau règlement devant le syndic, B. lafosse.

 

LISTE DES EMBARCATIONS ATTACHEES AU PORT DE HENDAYE

JANVIER 1909

NOMS DES EMBARCATIONS NOMS DES PROPRIETAIRES

MARIE Errecarte  MARIA Nazabal –HORTENSE Camino  PASSE-PARTOUT Séverine —SANS GENE Murat– JOSEPHINE Labourdette –GUADALUPE Sahuc

LAMATCHICHE Auzelou –MICHEL Orthous — JUANITA Vic, maire –JOSEPHINE Burguet –JEAN Duhart–TALASSA Bigot–IZARRA Errecarte–

IVONNE Naçabal –LIANE DE POUGIE Sahuc — L’ILE DES FAISANS Vanlissum

SAINT-IGNACE Orthous  –ONGUI ETHORRY Oronoz–DESIRE Humbert –BELLE ETOILE Iriondo–LA RHUNE Ortet –DREYFUS Duhart–JOSEPHINE Errecarte–THERESE Errecarte –SAINT ETIENNE Garmendia–JOSE Lecueder

MORROSO Artola–  MARGUERITTE Bellocq –

SAINTE JEANNE  –ARGOITIA

GABRIEL Errasquin–PAREGABEA Emparan –PALAYE Emparan –NINO Méthol

LE VENGEUR Errecarte–ONDINE David–JULIEN Vanlissum–LES 3 FRERES Suertegaray –JUANITTA Barbarenia –LES 3 COURONNES Pépé Camino –SUERTE ONA Habans

Les bateaux stationnaires

Suite à la multiplication des problèmes et à leur diversification entre riverains de la Bidassoa, le Ministre de la Marine Nationale française et son homologue espagnol affectent des navires à la surveillance du cours d’eau frontalier. Ce sont des bateaux de guerre, convertis en garde-pêche, susceptibles de se déplacer pour des interventions sur la rivière ou en mer. Le plus souvent, justifiant leur appellation, ils se retrouvaient à l’ancre, au milieu du chenal principal de la Bidassoa, comme le navire espagnol ou à quai, pour les Français, à la base navale hendayaise.

Sur des cartes postales anciennes, des petits bateaux de passeurs vont et viennent près d’un bâtiment, « stationné » tout près de la rive espagnole : la canonnière « Mac-Mahon ». Construite en 1887, son équipage pouvait comprendre 31 hommes ; 2 canons de 42 et un canon de 37 constituaient son armement. Elle faisait partie de l’effectif de la Marine Royale Espagnole qui comptait une trentaine de canonnières légères, dites de seconde classe (moins de 100 tonnes). Après pratiquement l’anéantissement de l’armada espagnole, au cours de la guerre hispano-américaine de 1898, initiée par les Nord-américains pour libérer les Cubains de la tutelle hispanique, le Mac-Mahon est en mission, dans le bassin de la Bidassoa. Elle consiste à veiller à la bonne application des lois et traités en vigueur sur la pêche, la récolte des coquillages et le transport des biens et des personnes : le commandant de ce navire, en accord avec son homologue français interdit la pêche des huîtres, en 1900, à cause de leur petite taille, dans l’intérêt de leur conservation. Le bateau restera en service jusqu’en 1930.

Côté français, des stationnaires ont croisé le Mac-Mahon.

Notamment, tout d’abord, la chaloupe canonnière « Le Javelot », sortie des chantiers de La Seyne en 1866, fonctionnelle dès l’année suivante. Après 18 années de service, elle est désarmée, appareille de Toulon à Bordeaux, par le Canal du Midi et accoste à la station navale de Hendaye, en mars 1886. « Le Javelot » n’était pas à la pointe de l’armement naval dissuasif, dans la mesure où il était très souvent en panne, apponté près de la voie ferroviaire. D’ailleurs, les Espagnols lui avaient réservé un couplet où il était question de son « état stationnaire » :

« El Javelot es un barco de guerra, anclado en el Bidasoa, con ostras en los pies ».

On associe le nom de cette chaloupe à celui de Pierre Loti puisqu’il en a assuré le commandement, à 41 ans, de même que celui de la station navale, du 16 novembre 1891 au 16 juin 1893 puis du 16 mai 1896 au 1er janvier 1898.

Sur la proposition du Ministère de la Marine, le Président de la République, Jules Grévy, enjoignit Pierre Loti de prendre le commandement du « Javelot » qui était, « de toute éternité, en mission dans la Bidassoa. » Les voyageurs qui allaient de Hendaye à Saint-Sébastien se demandaient, au juste, quelle était cette mission, lorsqu’ils voyaient cette embarcation perpétuellement embossée, sous le pont de chemin de fer. Les uns disaient que c’était pour surveiller la côte, les autres pour la contrebande… Certains pensaient que « Le Javelot » était un observatoire commode pour étudier l’âme basque ! Pourvu de ce commandement qui n’exigeait pas une application soutenue ni une attention de tous les instants, Pierre Loti a pu rêver, méditer, écrire, corriger ses épreuves littéraires. Fin des années 1880, « Le Nautile », chaloupe à vapeur, est amarrée, à ses côtés. En 1899, une pétition des pêcheurs luziens et cibouriens, adressée au Ministre de la Marine, vise leurs homologues espagnols qui viennent, en force et en exerçant des violences, s’emparer du poisson « tricolore », dans les eaux françaises. « Le Javelot » est dans l’impossibilité de se dégager du ponton et le « Nautile » incapable d’atteindre, à la course, les bateaux à la rame ! Pour la petite histoire, d’après le Conseil Municipal de Hendaye, c’est la concurrence de son port et de sa gare avec la cité luzienne qui a fait réagir les plaignants.

« Le Javelot » sera rayé du ponton de la Bidassoa, en 1901 et démoli, en 1911.

Ensuite, le torpilleur de haute mer « Le Grondeur » remplace la chaloupe canonnière, en mars 1910. Construit aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, il est mis à flot en février 1892. Long de 45,5 mètres, utilisant 2 chaudières et 2 hélices, le torpilleur a fière allure. C’est le Lieutenant de Vaisseau Bécue qui en assure le commandement de 1911 à 1914. Mis à disposition de la marine française durant la première guerre mondiale, il se met en évidence par des actions héroïques, notamment en 1917. Il finira comme garde-pêche, à Saint-Jean de Luz en 1924 et 1925, avant d’être démoli en 1926. En 1914, le « Qui vive » sera l’annexe du torpilleur.

Règlements et navigation

Excédée par le désordre causé par le non-respect d’arrêtés consécutifs à des litiges, la municipalité s’en remet au Préfet des Basses-Pyrénées. Par un courrier du 26 mars 1885, il répond à Monsieur Vic, maire de Hendaye, qu’il n’existe aucun règlement concernant la police générale des bateaux et des bacs.

Des mesures sont prises pour essayer de régulariser des situations anarchiques. Un syndicat des bateliers hendayais voit le jour et, avec le concours du Conseil Municipal, fixe des tarifs pour le passage en Espagne : 0,50 centime par personne et 0,15 centime pour les abonnés. (le kilo de pain coûtait 0,45 centime). Les deux parties mettent au point un règlement :

– Chaque batelier a l’obligation de faire son tour correspondant à son numéro,

– Si un batelier est occupé par ses travaux personnels, il peut se faire remplacer par un de ses collègues mais il est, à son tour, obligé de remplacer celui qui a fait le sien,

– Celui qui ne remplira pas les conditions ci-dessus indiquées payera une amende de un franc et perdra sa journée.

Vu la loi du 5 avril 1884 qui reconnaît l’autonomie communale et le règlement, par les délibérations du Conseil Municipal, des affaires de la commune, la municipalité considère qu’il importe de prendre des mesures relatives au maintien de la sûreté et de la tranquillité publiques, à Hendaye, le 14 novembre 1891.                                     « – Toute sollicitation importune pour … offres de passages sur la Bidassoa … sont interdits dans la cour de la gare et dans les rues de Hendaye,                                                                                              – Les bateliers se tiendront au port d’embarquement pour le passage à Fontarabie et porteront, d’une manière apparente, soit au béret soit au bras, le numéro correspondant au bateau pour lequel ils sont patentés. »        

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                                                                              Les problèmes subsistent toujours, il n’y a pas de consensus au niveau de la tarification des passages, notamment.

Le 5 septembre 1894, le maire Monsieur Vic, arrête :« Considérant que pour éviter des réclamations souvent produites par les personnes qui se rendent en barque du port de Hendaye à la jetée de Fontarabie, il est de toute nécessité de fixer les voyageurs sur les prix habituels de passage que les bateliers peuvent exiger d’eux,

– Art.1 : Le prix d’une traversée de Hendaye à Fontarabie ou de Fontarabie à Hendaye ne pourra être moindre de 0,15 centime ni excéder 0,50 centime par personne,

– Art.2 : Le prix de parcours par eau de Hendaye à la plage (grève d’Ondaralxou) ne pourra être moindre de 0,10 centime ni excéder 0,30 centime par personne,

– Art.3 : Les contraventions aux dispositions du présent arrêté seront constatées par procès verbaux et poursuites, conformément à la loi. »

En novembre 1894, le Directeur des Douanes demande à Monsieur Vic de dresser une liste des embarcations françaises patentées ou francisées (par le paiement des droits) qui sera échangée entre les deux pays par les maires des communes respectives. Chaque mairie recevra, en échange, les noms des passeurs ou armateurs voisins. Ainsi, Fontarabie et Hendaye devront posséder la nomenclature de toute la flottille qui assure la navette entre les deux villes. Les bateliers, après avoir signalé les noms de l’embarcation et de son propriétaire, connaissent le numéro d’immatriculation de leur outil de travail.

Le Directeur des Douanes ne pouvait pas imaginer qu’un bateau présenterait, à tribord, une immatriculation espagnole et, à bâbord, une française !

En décembre 1908, le commandant de la canonnière « Le Javelot » constate, en particulier, que le samedi, les bateliers surchargent leur embarcation. Il prend, alors, la décision d’interdire de faire embarquer plus de 10 personnes, enfants compris (11 avec le batelier). En temps de crue, lorsque le courant devient plus fort, ce nombre sera réduit à 6. D’ailleurs, les patrons doivent obéissance aux gradés du stationnaire qui jugeront de devoir faire débarquer des passagers. Pareil arrêté est pris par le commandant du stationnaire espagnol, « Le Mac-Mahon ».

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Au cours des délibérations du Conseil Municipal du 3 août 1912, il est encore question de l’action des bateliers français et espagnols qui troublent les rues de la cité hendayaise, par leurs sollicitations et leurs exigences envers les voyageurs. Une nouvelle réglementation est adoptée.

Il faut préciser que les bateliers ont souvent connu des injustices et exclusions qui les privaient de leur seul moyen d’existence, eux et leur famille.

Affaire de la batellerie de Hendaye

Au cours des années 1884-1885, l’épidémie de choléra fit huit cent mille victimes, en Espagne. En juin 1884, le gouvernement espagnol décida que les voyageurs allant de France en Espagne, par Hendaye, devaient subir une quarantaine dans des lazarets installés à Irun, Behobia et Fontarabie qui s’avérèrent insuffisants pour recevoir les voyageurs s’y présentant.                                            Ces derniers devaient attendre à Hendaye que le gouvernement espagnol voulut bien les recevoir.

Dès que les lazarets furent prêts, le Vice-consul d’Espagne ordonna que le transit soit assuré par la Bidassoa et non par la voie ferrée. Pendant les deux ou trois premiers jours, le service fut fait indistinctement par tous les bateliers du port de Hendaye, patentés ou non, inscrits ou non inscrits mais, cela ne plaisait pas au Syndic des Gens de Mer de Hendaye, propriétaire de l’un des bateaux servant au transport des voyageurs. Ce personnage, le Vice-consul espagnol et le Commissaire de Surveillance Administrative de la gare de Hendaye s’unirent pour évincer les bateliers français.        Ils imaginèrent que les voyageurs s’embarqueraient hors du port hendayais ; ainsi, le Vice-consul était libre d’imposer aux voyageurs telles barques que bon lui semblait pour aborder sur la rive espagnole. Suite aux protestations faites par les bateliers et la municipalité, intervint le Commissaire de l’Inscription Maritime de Saint-Jean de Luz qui menaça les bateliers, exclus, de peines disciplinaires, telles que l’envoi à Rochefort ou tout autre port de l’Etat s’ils persistaient à dénoncer la décision du Vice-consul        Le Conseil Municipal espérait que « l’autorité compétente saurait faire sentir à ces fonctionnaires non patriotes, l’inconvénient qu’il y a à méconnaître les convenances et les devoirs que leur imposent leurs charges et leur qualité de Français ».                                 Après l’application stricte des articles et traités spécifiques concernant la navigation sur la Bidassoa, aucune peine disciplinaire ne put être prononcée, les propriétaires des barques espagnoles renoncèrent au transport et, seules, les embarcations françaises patentées purent circuler, exception faite pour celle du Syndic des Gens de Mer, montée par un de ses domestiques.

Les derniers bateliers                                                                           Après la deuxième guerre mondiale, la vie économique tournait au ralenti, tant en France qu’en Espagne, après la guerre civile : des denrées manquaient de chaque côté de la Bidassoa. Des passeurs espagnols venaient jusqu’à Hendaye, le battela chargé de bouteilles de vin, principalement, qui étaient échangées contre des miches de pain, la plupart du temps.                                                               Des élèves de Fontarabie suivaient une scolarité dans les écoles hendayaises. Par tous les temps, ils étaient transportés par les passeurs.                                                                                           Au début des années 60 le nombre des bateliers a considérablement diminué. Du côté français, Paolo Errazquin et Jean Suertegaray assuraient, encore, la liaison internationale. Les efforts physiques devaient être de plus en plus pesants chez ces deux Hendayais, atteints par la limite d’âge mais, quelles que soient les conditions météorologiques, ils continuaient, avenants, à exercer leur métier. Depuis Fontarabie, deux frères, Teodoro et Juanito Araneta, transportaient les passagers jusqu’à Hendaye. Quand les usagers du passage étaient nombreux, ils n’hésitaient pas à affréter une deuxième barque qu’ils accrochaient à la leur et on les voyait accoster, au débarcadère, avec deux embarcations remplies à ras bord. Souvent, en retournant à leur port d’attache, ils invitaient des jeunes du quartier du Port qu’ils ramenaient, ensuite, à Hendaye lors de la traversée suivante. Ces riverains peuvent témoigner du régime que les deux frères suivaient pour garder la forme, dans la journée : pain, pommes et clarete !

De nouveaux ponts, des services de bus, de tramways ont contribué à des déplacements plus rapides : le métier de rameur-passeur a disparu progressivement. Aujourd’hui, un service de bateaux à moteur continue de déposer les usagers se rendant de chaque côté de la Bidassoa. On n’entend plus le bruit des rames frottant contre les estropes et les tolets mais, en cinq minutes, on est rendu à destination. Les embarcadères ont été déplacés à Sokoburu et à l’ancienne criée de Fontarabie : au moment des fêtes, on retrouve les files d’attente et l’atmosphère festive. Le cadre est toujours aussi majestueux. On n’est pas très loin de ce que demandait Walter Starki, directeur de l’Institut Britannique de Madrid, au passeur espagnol qui l’emmenait à Fontarabie : « Ne ramez pas si vite. J’ai toute ma vie devant moi. Je vous donnerai quatre pesetas au lieu de deux, si vous abandonnez vos rames et si vous me permettez de contempler, lentement, ce beau paysage ».

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LA FÊTE NAUTIQUE   !

 

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Hendaye compte environ  2019 habitants.

1888   La presse de l’opposition présente le maire comme étranger au pays. Ce dernier contre-attaque en insinuant que cette campagne est inspirée par Urrugne, qui décidément lui fait voir tout en rouge !

Par la suite, il ne se produit dans le domaine politique aucun événement, grand ou petit, qui ne déclenche de la part du Conseil municipal, lorsque, du moins, la majorité « rouge » (style de l’époque) l’emporte, l’envoi de télégrammes au Gouvernement en place ou à ses représentants.

1891  L’Espagne initie le protectionnisme de son économie avec une première loi dans ce sens sur le taxes douanières; l’industrialisation rive droite de la Bidassoa en est gravement affectée, ainsi que le trafic ferroviaire et les flux commerciaux vers l’Espagne qui diminuent.

Caneta, du fait de l’abondance de sardines qui transportées par le train dans toute la France fait connaitre le nom de Hendaye.

1892  Construction du Pont de Belzenia, pour faciliter l’accés à la plage.

Un tramway à traction animale rend plus confortable le trajet Hendaye ville-Hendaye-plage.

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Grand rendez-vous des Hendayais chez Monsieur Larraga

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les ENCOMBREMENTS !

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Ce magasin à l’Elégance, a été certainement la succursale d’un grand magasin de Paris qui s’appelait BOKA, pendant la période des Galeries Lafayette et du Printemps.

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JB ANSOBORLO+

1879 La déclaration du 30 mars délimite les eaux privilégiées, soumises à la Marine espagnole ou à la Station Navale française créée à son tour en 1873.
Faisant suite à 3 sections fluviales mitoyennes, l’ouverture maritime est limitée au Figuier en zone espagnole, aux Deux Jumeaux en zone fran­çaise, avec une zone mixte au centre.
1879 Alphonse XII d’Espagne vient rencontrer en France sa fiancée Marie-Christine de Habsbourg- Lorraine, future reine.
1880 Le Conseil Municipal vote la laïcisation de l’école.
Léon Olphe-Galliard se fixe à Hendaye.
Victor-Aimé-Léon Olphe-Galliard, né le 27 octobre à Lyon et mort en 1893, est un ornithologue français, qui se livra tout entier à l’ornithologie et publia ses premiers essais dans la « Maumannia » et le journal ornithologique du Docteur Cabanis. En 1856, il prit part au congrès de Goethen en Allemagne, ce qui le fit entrer en relation suivie avec le Prince Lucien Bonaparte et d’autres savants. Il se fixa définitivement en 1880 à Hendaye. C’est là qu’il mourut le 2 février 1893.
Membre de l’académie de Lyon, de la société Linnéenne et de la société Helvétique et autre, il était un savant passionné, infatigable au travail, modeste, doux et chrétien pratiquant. Sa contribution à la faune ornithologique de l’Europe occidentale, recueil comprenant les espèces d’oiseaux qui se reproduisent dans cette région ou qui s’y montrent régulièrement de passage, augmenté de la description des principales espèces exotiques les plus voisines des indigènes ou susceptibles d’être confondues avec elles, ainsi que l’énumération des races domestiques… rassemble trente-six fascicules entre 1884 et 1890. En 1891, il fait paraître son « Catalogue des oiseaux des environs de Lyon ».
Un important ouvrage manuscrit sur Hendaye, son histoire, sa vie quotidienne n’a pas été encore déchiffrée. Espérons qu’il le sera bientôt.
1880 La Société Civile et Immobilière de Hendaye Plage voit le jour. Les premières réalisations débuteront en 1883.
1881 En 1881, le moment est décidément venu d’aborder les grands travaux du plan d’urbanisme, surtout ceux qui concernent le futur Hendaye-Plage, cité satellite.
En 1881, le lancement de la plage était donné en adjudication à la « Société Civile Immobilière d’Hendaye-Plage » au capital de 800.000 francs.
Une série de conventions est passée (1881-1884) avec une entreprise immobilière, qui s’engage à des aménagements considé­rables sur les dunes et dans la baie de Chingoudy; faute de finances suffisantes, elle dut malheureusement interrompre son activité, mais non sans avoir pu, au préalable, construire un casino.
L’une des causes de ce développement réside dans le prolongement jusqu’à Irun de la ligne de chemin de fer de Bordeaux à Bayonne, et l’ouverture de la gare internationale, en 1864.
1881 L’Ecole libre Chrétienne est créée à Hendaye, subventionnée par certaines familles et Mr. d’Abbadie.
1882 Création de la Maternelle Laïque.
1884 Création de la Maternelle Libre.
1882 Alphonse XII d’Espagne repasse le pont en octobre après sa tournée en Europe.
1884 En 1884, la Municipalité accepte une proposition qui lui est faite, d’installer un établissement comportant des cabines de bains; elle refuse toute aliénation, mais consent la location de 9 ares pendant neuf ans, au prix annuel de 5 f l’are.
Cette même année, une grande décision fut prise : celle de construire une mairie ainsi qu’une maison d’école sur la principale place du bourg, à l’emplacement jusque-là occupé par « le simple jeu de rebot », de convertir ce dernier en jeu de paume et de le doter d’un fronton copié sur celui d’Irun (80 m X 18 m), considéré comme un modèle du genre; son édification est prévue dans l’allée d’Irandatz.
1886 La convention initiale de ce 18 février 1886, qui codifie à nouveau le monopole de pêche, se transforme successivement pour aboutir à la refonte proposée en 1958 où par suite de l’évolution administrative, la protection des privilèges que les municipalités laissaient tomber en désuétude, passe aux Stations Navales et à la Commission des Pyrénées pour la pêche comme pour les vérifications annuelles de limites.
Cette désuétude atteint en particulier depuis 1859 : la franchise d’inscription des pêcheurs et des bateaux (identifiés par un visa maritime ou douanier); l’empiétement sur la rive de mer pour les filets des riverains de l’autre bord (sauf exception); la franchise douanière pour la vente des pêches aux riverains de l’autre bord (défendue par la police et la douane, sinon même par les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz); la pêche de saumon au filet (incluse dans diverses restrictions conserva­toires sur les époques de pèche et la salubrité); la diligence des maires en matière de contraventions (limitée aux dom­mages-intérêts); l’initiative et le véto des maires en matière de révision de la convention (transformés en avis préalable).
1886 Construction du Quai à poisson et de nombreux magasins au Port de Caneta, du fait de l’abondance de sardines qui transportées par le train dans toute la France font connaitre le nom de Hendaye.
1887 La Commune obtint de l’Etat la vente du Vieux-Fort ainsi que de son glacis comprenant 3 hectares; il sera mis à profit pour la construction d’un groupe scolaire ainsi que pour la réalisation de divers travaux prévus dans le plan d’urbanisme.
Après maintes difficultés, les travaux reprennent sur le chemin de Belcenia à Ondarraitz, un pont domine l’anse de Belcenia, qui est comblée; ils sont achevés en 1892, ainsi que le boulevard de la Plage et une digue de 600 m.
Tandis que la ville travaillait si activement à son extension, une mutation s’était faite, relative à sa population, profondément modifiée dans sa structure par l’apport d’éléments extérieurs.
1887 Ces étrangers au pays, dont beaucoup étaient indifférents à sa spiritualité, devaient par leurs votes éliminer des principaux postes de commande les Basques dépositaires des traditions. La physionomie politique de la cité s’en trouva fortement altérée et marquée.
Autant il est juste et agréable de reconnaître que ces nouveaux venus se dévouèrent sans compter à l’accomplissement de la mission que la majorité des électeurs leur avaient confiée, autant il est pénible et regrettable d’avoir à constater le sectarisme dont, parfois, quelques intolérants firent preuve, sans craindre de troubler l’atmosphère politique, paisible, comme il était et il reste de règle au Pays Basque.
La première mesure empreinte de cet esprit fort fut la laïcisation de l’école communale des filles.
1890 Fontarrabie : Le nombre d’habitants passera 4.000, relevant de la province de Guipuzcoa et de l’évéché de Vitoria.

CULTE

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HÖPITAL SAINT JACQUES DE ZUBERNOA
Détruit lors de la Guerre de la Convention
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 reportage TVPI

LA CROIX

 Il n’y a, dans toute la commune, qu’un objet jugé digne de figurer sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques ; c’est une croix de pierre

.Elle se trouvait autrefois dans le cimetière qui entourait l’église  comme dans toutes les paroisses du Pays Basque. Depuis son inscription sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle a été placée tout près de l’église, à côté d’un bras du transept où elle est mieux protégée que précédemment.                                                                La croix elle-même est des plus simples. Sur le bras, on peut lire, gravée en champlevé, l’inscription courante : « O crux ave spes unica » Mais ce qui attire surtout l’attention, c’est le socle sur lequel elle repose. Il a la forme d’un cube sur les quatre faces  verticales duquel sont gravés des dessins assez curieux. Sur l’une on voit un écartelé avec un A dans chaque canton.

 Peut-être a-t-on voulu représenter l’initiale de la ville à une époque où Hendaye s’écrivait Andaye. Sur la face voisine est sculptée une grande étoile ; sur une autre, un croissant de lune à profil humain avec un oeil largement ouvert. Enfin, la quatrième face, ou plutôt la première, attendu qu’elle est parallèle au bras de la croix, présente une tête de monstre avec une large gueule ouverte. Si l’on rapproche ce dernier dessin de l’inscription dela croix, on semble fondé à penser que l’auteur a voulu représenter la porte de l’Enfer opposée à l’espérance du ciel donnée par l’inscription. On trouve en effet assez souvent des motifs similaires dans l’iconographie du Moyen Age. Il n’est pas possible de fixer la date de cette croix. Tout au plus pourrait-on la faire remonter au milieu du XVIIe siècle à l’époque de la constructionde l’église, lors de la création de la paroisse                                                      Du côté extérieur de l’église, près de l’entrée latérale, on peut voir la célèbre croix de pierre avec ses signes astraux, que d’aucuns- à tort ou à raison- qualifient de cabalistique. Les bras, aux extrémités dentelées portent l’incription

                                        O CRUX AVES PES UNICA

La croix est placée sur un socle.Sur la face antérieure est représenté un soleil dont le cercle enferme une tête de monstre et est cantonné par quatre étoiles. Sur la face latérale droite, un cerclr partagé en quatre cantonsdon chacun porte un  A  , initiale de andaye.Sur la face postérieure une étoile. Sur la face latérale de gauche, un croissant de lune à profil humain.

Cette croix provient du cimetière communal. Elle fut  transportée en 1842..Son origine est inconnue; peut être fin du 17 eme siècle ou début du 18°

Elle fait partie des traditions ésotériques de l’antique philosophie d’Hérmés

Curieusement  l’Eglise ne l’a jamais condamnée.Pourquoi ?

On lit sur le bras transversal O CROUX AVES PES UNICA   Tout un chacun peut lire            O CRUX AVE SPES UNICA      Salut Ô Croix, unique espoir

Mais ladisposition des lettres, disposition voulue, signifie en langage secret ,                                                                » Il est écrit que la vie se réfugie en un seul endroit  »             La situation de cet endroit, d’où les élus ( enfants d’Elie ) seront sauvés,il nous appartient de le trouver. Cela se fera si nous arrivons au stade de disciples du Christ lumière

I.N.R.I

  signifie pour tout chrétien  -Jesus Nazaremus Rex judeorum – Jesus de Nazaret roi des Juifs      Pour d’autres  » Igne Natura Renovatur Intégra  » La Nature sera rénovée intégralement par le feu.                                                      FACE 1 :  :Le  soleil   symbole du principe actif et chaud soleil                                                                          FACE  2 : La Lune  symbole du principe du symbole du principe passif et froid..Soleil et lune ne peuvent être dissociés                                                                       FACE 3  l’étoile, symbole de la lumière spirituelle            FACE  4  la plus ésotérique, si l’on peut dire. C’est un  simple cadre de deux diamètres en forme de Croix, partagés en quatre secteurs, avec la lettre  A   qui les désigne comme les  quatre âges du monde : or  argent  bronze  et feu  , qui reviennent périodiquement.

Le cercle c’est le monde, et la croix, c’est sa rédemption      Au moyen âge, les quatre A étaient par les quatre évangélistes entourant le Christ , figure humaine et vivante de la Criux rédemtptrice

Plusieurs savants se sont penchés sur l’étude de cette croix ésotérique. Parmi eux Fulcanelli, dans son livre  » le mystère des Cathédrales

Quant à l’origine de cette croix, elle est inconnué. Toutefois en prenant pour base de supputation la forme du soubassement et celle de la colonne, elle ne saurait être antérieure à la fin di XVII°siècle  Quoi qu’il en soit de son ancienneté. la croix de Hendaye, par la décoration de son piédestal, se montre bien le plus singulier monument du millénarisme primitif , la plus rare traduction symbolique du chiliasme que nous ayons jamais rencontré. On sait que cette doctrine faisait partie de la tradition ésotérique de l’antique philosophie d’Hermés

La naïveté des bas- reliefs , leur exécution malhabile, amènent à penser que ces emblèmes lapidaires ne sont pas l’oeuvre d’un professionnel  du cideau et du burin, mais nous devons reconnaître que l’obscur artisan de ces images incarnait  une science profonde et de réelles connaissances cosmographiques

Sur le bras transtraversal de la croix- une croix grecque – on relève l’inscrtion commune bizarrement taillée en saillie sur deux lignes parallèles, aux mots presque soudés                   Il semblerait que la déformation du mot SPES ( espérance ) e PES (pied ) par ablation de la colonne initiale, soit le résultat involontaire d’un manque absolu de pratique chez notre lapicide.   Un examen de celle-ci permet d’établir que les que les caractères en sont nets, sinon élégants, et ne se chevauchent pas. Il faut écarter toute erreur survenue pendant la taille. Cette erreur évidente a été, en réalité voulue.                                                                                   ( og )

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La croix d’Hendaye, par la décoration de son piédestal, se montre bien le plus singulier monument du millénariste primitif, la plus rare traduction symbolique du chiliasme, que nous n’ayons jamais rencontré. On sait que cette doctrine, acceptée tout d’abord puis combattue par Origène, saint Denys d’Alexandrie et saint Jérôme, bien que l’Église ne l’eût point condamnée, faisait partie des traditions ésotériques de l’antique philosophie d’Hermès

1874 Inauguration de l’église Saint-Vincent.

1874 marque l’inauguration de l’église Saint-Vincent, dont la reconstruction et la rénovation sont enfin achevées, grâce surtout à la générosité des paroissiens. Ses murs apparaissent embellis par trois magnifiques tapisseries.
Elles furent, hélas !, vendues en 1900 par la Fabrique, d’accord avec la municipalité, pour payer partie de l’agrandissement de l’édifice. Elles sont aujourd’hui en Allemagne, au musée de Bonn. Aux membres du Conseil municipal fut réservé « le banc spécial qu’ils ont demandé selon l’antique usage ».

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1867 La salle de la Mairie se trouvait au premier étage du clocher Saint Vincent. Mais la foudre l’ayant endommagé en 1836, la municipalité s’était réfugiée à l’hôtel Imatz. En 1865, la mairie avec l’école des garçons à gauche, l’école des filles à droite, sont édifiées sur l’ancien jeu de rebot. C’est en 1927, que la salle d’honneur toute lambrissée sera inaugurée

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Le bénitier dernier vestige du Prieuré-Hôpital de Zubernoa

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Christ en Croix       XIII eme

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Restaurée en 1874, l’église Saint Vincent est agrandie vers 1901 de deux chapelles latérales. A cette même époque l’escalier menant au clocher est supprimé. Face à la fontaine l’arbre de la liberté
L’Eglise appartient à la commune. C’est elle qui doit réaliser les travaux d’entretien et de remise en état de tout l’extérieur : clocher, horloge, toiture, charpente, peinture, crépissage, ornementation florale, etc.
Au cours de ce siècle, la mairie a surveillé avec attention l’état expérieur de l’église et procédé à des travaux importants en 1938, 1955, 1966 et 1967. Les derniers travaux ont été effectués en 1986, en même temps que ceux de la Mairie.

 LES TRIBULATIONS DE  SAINTE ANNE

ERMITAGE SANTANA

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de l’église et procédé à des travaux importants en 1938, 1955, 1966 et 1967. Les derniers travaux ont été effectués en 1986, en même temps que ceux de la Mairie.

 

 

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