20 SIECLE

TOME 4

XX   eme Siècle

SOMMAIRE du  TOME 4

1904 –  LA FONCIERE Martinet 

1908 le  TRAMWAY                                                                                                                                                   HENDAYE PLAGE…   – ESKUALDUNA –CASINO
1914- 1918  1ère GUERRE MONDIALE    La Marne                 VIDEO
 1923  Nid Marin   :                                                                                                        BOTTIN de Hendaye –1924  –

ECOLE

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1927

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1936 GUERRE d’ESPAGNE — IRUN                           VIDEO
1939 Brigitte Bardot à HENDAYE                                                 VIDEO                          Quatrième République                                                                                                Cinquième République                                                                                          1946/1954La guerre d’Indochine                                                                            1954/1962La guerre d’Algérie      

  1972–1974  Fête HENDAYE AUTREFOIS Gaztelu  Zahar             VIDEO
Démolition du SOTUA  .Création JARDIN DES DEPORTES          VIDEO 

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JB DANTIN+

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 Dernier et définitif agrandissement de la Commune de Hendaye; réclamé et obtenu par les mêmes raisons que celui de 1867 : il implique la perte par Urrugne des terrains de Subernoa et d’Irandatz.

Désormais, le territoire d’Hendaye se rapprochait sensiblement de ses limites naturelles : partant du cimetière de Béhobie, passant à proximité des maisons Maillarrenia, Erreca, Oriocoborda, Mentaberry qu’elles laissent en dehors, ces limites suivent le cours du ruisseau Mentaberry jusqu’à Haiçabia.

1896. Dernier et définitif agrandissement de la Commune de Hendaye;

 Il faudra attendre un décret du 14 octobre 1896 pour voir disparaître ces anomalies. 

 

les conflits politiques et religieux

1896

 Pour clore cette période voici une anecdote bien révélatrice de l’état d’esprit politique ainsi que de l’esprit tout court du maire, qui administrait la cité en 1896; elle éclaire, non moins, la situation économique du moment.

Conseil Municipal – Délibérations du 4 juillet Explication du Maire

« Les musiciens (de la « Lyre municipale ») ont demandé à M. le Curé à assister à la Procession, ce qu’il avait accepté. J’ai d’abord répondu que chacun devait rester chez soi. Puis, j’ai réfléchi et pensé au premier mot de la devise républicaine « Liberté » et ai autorisé.

Au point de vue politique, j’ai considéré que la République, à Hendaye comme en France, était aujourd’hui incontestée et assez forte pour ouvrir ses portes aux bonnes volontés.

Au point de vue économique, nos intérêts compromis par l’élévation du change en Espagne et celle des droits, dits protecteurs, exigent que Hendaye tende la main aux étrangers et donc a besoin d’union dans le même but : le développement continu de notre station balnéaire. Car là est la seconde fortune du pays.

L’Assistance Publique de la Ville de Paris vient à nous et nous apporte un grand rayon d’espérance. Un tramway électrique est projeté… Mais tout celà, je le veux par la République et pour la République. Je veux faire apprécier l’Administration républicaine et prouver à nos adversaires et aux communes voisines (allusion évidente à Urrugne, la spectrale!) que les Républicains savent gérer les affaires et progresser vivement par la Sagesse et la Liberté.

… Aux musiciens nous ne demandons pas autre chose que de l’harmonie (!), afin de nous rassembler et égayer par les sons agréables de leurs instruments !

Conclusion : Jugez de la portée de mes actes, tout le fond nécessaire de ma pensée qui peut se résumer en deux mots : tout pour la République et tout pour Hendaye. »

A notre tour de résumer : Paris vaut bien une messe et Hendaye une procession !

N’est-ce pas là plus qu’une anecdote? mais le bon exemple d’un maire à la recherche d’une union cimentée par l’intérêt, le plus fort des liants !

1896 Dernier et définitif agrandissement de la Commune de Hendaye; réclamé et obtenu par les mêmes raisons que celui de 1867 : il implique la perte par Urrugne des terrains de Subernoa et d’Irandatz. Irandatz et Zubernoa sont transférés à Hendaye avec le château néo-gothique d’Abbadie, la limite d’Urrugne étant reportée derrière le ruis­seau Mentaberry.

Les Hendayais passent à plus de 3.000, puis passent les 5.000 en 1930, avec l’essor de la plage, et les 8.000 maintenant.

A la fin du dernier siècle la ville a pris corps; ses édiles vont maintenant se consacrer à la doter d’un équipement moderne et à achever les travaux encore à l’état d’ébauche, qui l’agrémenteront et l’enrichiront de la parure de Hendaye-Plage.

Successivement, au cours de quarante ans, des aménagements vont être réalisés; leur énumération condamne à un style aussi sec que celui d’un mémoire d’entrepreneur, mais elle ne pouvait être omise, car elle marque des étapes dans la montée de la ville à son rang actuel.

1899  Nous n’omettrons pas de rappeler enfin que, de 1899 à 1912, a surgi à l’extrémité est de la plage, toute une cité de pavillons destinés à abriter les enfants rachitiques ou scrofuleux à la charge de l’Assistance Publique de la Ville de Paris.

 Le 6 octobre 1913, M. Poincaré, Président de la République, inaugurait officiellement ce sanatorium.

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UN SERIEUX INCIDENT

1899, un sérieux incident mérite d’être retenu, car, dans le long rapport dont il est l’objet (voir archives de la mairie), nous trouverons maintes explications qui mettent en lumière non seulement l’activité des pêcheurs de Hendaye, mais aussi, d’une façon plus générale, l’économie du moment.

A son origine, une pétition des pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure, adressée au Ministre de la Marine, vise directement les Espagnols. Hendaye ne s’y méprend pas et démasque le véritable objectif : la concurrence qu’avec son port et sa gare cette ville fait aux plaignants. (Et nous citons presque textuellement.)

Ces derniers plaident deux arguments :

1° Défaut de protection en mer contre les pêcheurs espagnols. « Le Javelot », ancré près du pont de la Bidassoa depuis des années, est dans l’impossibilité de prendre la mer. Quant au « Nautile », il n’est pas aussi radicalement incapable de naviguer, mais il est hors d’état d’exercer en mer une action utile (les mauvaises langues l’ont baptisé « L’Inutile »), car il est de notoriété qu’il ne peut atteindre à la course les embarcations à la rame, qui commettaient journellement et impunément, même sous ses yeux, des contraventions sans la moindre crainte, ni répression.

Les pêcheurs espagnols viennent dans nos eaux en force et exercent des violences pour s’emparer du poisson qui devrait nous appartenir.

En face, les espagnols ont un stationnaire, en parfait état, et des auxiliaires, très bons marcheurs, qui sont toujours à leurs postes d’observation pour réprimer nos écarts. Situation désastreuse et humiliante pour notre patriotisme. Remplacez au moins le « Nautile » !

2° L’interprétation abusive, en faveur des pêcheurs espagnols, du décret du 8 février 1886 sur la réglementation de la pêche dans la Bidassoa.

Ce décret dispose que la pêche du poisson de rivière, seule admise en France, exempte des droits de douane, est seule autorisée d’un point du fleuve à un autre, alors que la douane admet aussi celui de mer, notamment des sardines apportées par des barques espagnoles de n’importe quel point de la Côte.

Nous demandons que le poisson d’eau douce, pêché dans la Bidassoa dans les limites tracées par le décret de 1886, soit seul exempté et que le poisson de mer soit soumis aux droits. »

A ce plaidoyer Hendaye répond par une note remise au Ministre de la Marine et au Contre-Amiral, Major Général, venus dans la région :

1″ « A la vérité, Hendaye entretient avec Fontarabie les meilleures relations et il a toujours suffi de l’intervention des commandants des deux Stations Navales pour trancher toutes difficultés de pêche.

Des incidents mineurs ont été grossis et, peut-être, provoqués par des instigateurs de mauvaise foi. Si, vraiment, nos gardes-côte sont insuffisants, le Ministre de la Marine saura y remédier. Hendaye ressentira une joie toute patriotique et nos adversaires seront satisfaits sur ce point !

2° Les revendications des luziens sont injustes.

Le traité de 1886 ne reconnaît le droit de pêche qu’aux cinq communes riveraines.

En 1864, l’établissement de la ligne Paris-Madrid donna un essor nouveau à l’industrie de la pêche, d’où affluence de poisson frais à la gare internationale de Hendaye et création d’un commerce notable d’importation de poisson frais, surtout de sardines.

Depuis, ce commerce s’est intensifié, les négociants se sont outillés, un personnel nombreux embauché; Fontarabie s’est adonné presque exclusivement à la pêche à la sardine et l’on pouvait voir, naguère encore, de nombreuses femmes chargées de paniers de sardines aborder au port de Hendaye, en payant les droits, courir pour les expédier par le premier train et augmenter le mouvement ascendant de l’importation.

Nous ne saurions empêcher que les choses se passent ainsi, comme elles se passent d’ailleurs aujourd’hui.

Depuis 1894, avec l’accord des Domaines, des Ministres des Affaires Etrangères, des Travaux Publics et des Finances, Hendaye a affecté aux pêcheurs un quai approprié où s’effectue la vente et la mise en panier, la salaison, le paiement des droits de douane, les chargements des sardines pour la gare, où elles sont expédiées, avec celles qui arrivent par le train d’Espagne, dans toutes les directions, le marché de Hendaye étant aujourd’hui connu sur tous les points de France.

Le droit de pêche dans la Bidassoa et la rade du Figuier appartient exclusivement, par la Convention de 1886, aux cinq communes riveraines et le poisson pris dans ces eaux peut entrer en franchise sur l’une ou l’autre rive.

Forts de leurs droits, les pêcheurs riverains, ruinés par la disparition presque complète du saumon dans la Bidassoa, se sont rabattus aujourd’hui sur la pêche à la sardine autrefois délaissée et employée comme engrais et pour laquelle ils trouvent en France de nombreux débouchés.

Ces sardines, en partie franches de droits, font l’objet d’une injuste jalousie de la part des pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure, mais c’est là un droit de pêche appartenant exclusivement aux pêcheurs des communes riveraines, tant françaises qu’espagnoles.

Ce droit ne saurait être violé sans abus pour servir quelque intérêt électoral menacé, car les pêcheurs luziens ou autres viennent eux-mêmes souvent bénéficier des facilités ou des avantages que leur procure le marché de Hendaye. Il se pourrait fort bien que leurs plaintes leur aient été suggérées et formulées par des instigateurs qu’une hostilité systématique pousse contre une commune dont les constantes manifestations républicaines leur font ombrage.

Des esprits aveugles ont résolu de s’opposer à l’essor de Hendaye, à ses louables initiatives pour se développer.

Le Gouvernement de la République saura nous protéger ! »

Il est évident que les auteurs de cette mise au point ressentent l’inharmonie de leurs opinions politiques avec celles de leurs collègues de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure. Sans doute soupçonnent-ils aussi ceux d’Urrugne d’avoir voulu profiter de l’occasion pour pêcher … en eau trouble la revanche d’un procès perdu ?

Cette imploration confiante à la République reflète bien l’esprit politique de la Municipalité à cette époque. Nous avons déjà noté combien l’immigration avait modifié le climat politique de la cité, combien aussi les élus de la majorité prouvèrent leur dévouement. Nous remarquerons maintenant l’art, dont ces édiles surent user, pour le plus grand bien commun, en alliant très efficacement une sincérité, certaine, une souplesse ainsi qu’une diplomatie toujours bien adaptée aux circonstances ! Nous en citerons quelques témoignages.

Il est incontestable qu’en manifestant un loyalisme inconditionnel ils réussirent à obtenir le maximum de subventions et de dotations au profit de la cité grandissante (écoles, chemins, église, etc.).

A Napoléon III, le Maire et son Conseil prêtent le serment rituel: « je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l’Empereur ».

Et ce n’est pas en vain qu’il en est appelé à son appui pour gagner la cause soutenue contre Urrugne (délimitation).

Grâce à l’Impératrice, la Ville bénéficia de plusieurs participations de l’Etat à des travaux en cours.

Puis, la République vint au moment où l’aide de l’Etat apparaissait la plus nécessaire. Vite, une nouvelle majorité se dégagea, qui se distingua par un opportun loyalisme proclamé, en toutes circonstances,

1899. Le fort de Guadalupe, dans le Jaizquibel, contrôle la côte française de Bayonne (néanmoins en dehors des tirs d’artillerie) à Biriatou et les hauteurs situées derrière. C’est le fort principal du nouvel ensemble défensif espagnol du passage des Pyrénées occidentales; ensemble adapté aux progrès stratégiques de l’époque et qui accélère le déclin de Fontarabie.

 1899, lorsque le Président de la République, assistant aux courses d’Auteuil, reçut, sur son haut-de-forme, un coup de canne porté par un royaliste, ce message lui est aussitôt adressé : « Indigné des maneuvres des ennemis de la République… expression d’admiration et de dévouement… »

 

1899 Construction de jeu de paume sur le glacis du Vieux-fort

 

Successivement, au cours de quarante ans, des aménagements vont être réalisés; leur énumération condamne à un style aussi sec que celui d’un mémoire d’entrepreneur, mais elle ne pouvait être omise, car elle marque des étapes dans la montée de la ville à son rang actuel.

 

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Le barrage espagnol d’Andara fournit en électricité tous les riverains, mais met fin à la navigation navarraise et aux dernières remontées de saumons.

En plus de la voie ferrée vers Vera, les Espagnols doublent le pont international du chemin de fer par un pont pour le tramway électrique jusqu’à Saint-Sébastien puis en 1916 un pont routier avec avenue vers Irun.

Protégeant en son début la voie du tramway électrique vers Bayonne, la digue de mer est prolongée de la pointe d’Hendaye jusqu’auprès des Deux Jumeaux en 1913, suivie par les constructions neuves de villégiatures. Le Puntal España à Fontarabie est endigué et aménagé pour les constructions neuves par le projet Casadevante de 1914.

Un port de refuge pour Fontarabie est construit à Gurutza Aundi dans les années 20. Dans les mêmes années on remblaie le pied de la Floride où s’intallera ensuite le nouveau port d’Hendaye-plage, dans les années 30, pendant qu’on double la voie du tramway par une route en corniche jus­qu’à Saint-Jean-de-Luz.

Dans les années 40 le calibrage de la Bidassoa est entrepris par 2 digues de mer parallèles enrochées sur le sable.

1900  Les trainières de Fontarabie, barrées à l’aviron avec 12 rameurs et une petite voile, pèchent la sardine au filet et le thon à la ligne. Les pinasses pontées vont devenir des vapeurs, les chaloupes se motoriseront souvent, et des trainières spéciales serviront seulement aux célèbres régates à la rame.

1900  Le Conseil Municipal avait demandé aux Ponts et Chaussées la route de corniche, partant de Socoa; elle ne fut mise en service qu’en 1928, encore fallut-il qu’une entreprise privée, celle déjà citée, y contribuât.

1900  Un important fort moderne est construit à la Guadeloupe, alors que le château de Charles Quint est déclassé et dépouillé, et le Vieux Fort d’Hendaye rasé.

1901  Le plénipotentiaire français Nabonne et le marquis de Herrera conviennent le 27 mars, à Bayonne, du partage alternatif de la police dans l’île des Faisans, tous les 6 mois, avec renvoi sans formalités des délinquants devant leurs justices nationales.

Toutefois, la vacance du pouvoir de police ne doit se terminer qu’avec la prise en charge par les stations navales et l’incidence de la dernière convention de pêche, sous réserve d’un arrêté français classant l’île comme site historique à dater du 2 septembre 1958.

Au prix de grands sacrifices consentis par la paroisse et grâce à la ténacité de ses chefs, de 1901 à 1928, d’importants travaux furent menés à bien : l’augmentation de la surface intérieure obtenue par des aménagements ainsi que par la création de chapelles latérales, la décoration du sanctuaire et de la voûte.

A la fin du dernier siècle la ville a pris corps; ses édiles vont maintenant se consacrer à la doter d’un équipement moderne et à achever les travaux encore à l’état d’ébauche, qui l’agrémenteront et l’enrichiront de la parure de Hendaye-Plage.

1901  Fermeture de toutes les écoles libres.

Depuis les années 50 un aérodrome espagnol est gagné sur l’eau entre Jaïzubia etPuntal España, et une route de montagne mène de la pointe du Figuier à Passages. Puis l’anse de Belcénia se comble à Hendaye. Pour les années 60 on aménage un double du pont routier international.

1902  Merci au Ministre de l’Instruction Publique « pour avoir choisi Hendaye pour y prendre quelques jours de repos bien gagné« ; naturellement, on ne manqua pas l’occasion de lui faire visiter les écoles et promettre une aide…

Même année. Au retour de Russie du Président de la République, félicitations et « inaltérable attachement à sa personne et à la République« .

1902  Apposition de « plaques bien visibles à deux tournants très dangereux du chemin n° 58 (port-gare), invitant clairement les conducteurs de voitures d’automobiles à ralentir leur allure ». La locomotion, alors dite « artificielle », commence déjà à gêner la circulation dans la ville !

Le progrès pénètre jusqu’au port où cinq pêcheurs envisagent de s’équiper de bateaux à vapeur.

1903  La Ville crée un réseau de distribution d’eau alimenté par une source acquise à Biriatou; d’autres le seront au cours des années suivantes.

1903  Alphonse XIII d’Espagne fait un voyage officiel à Paris, aller-retour, en mai-juin, et parmi les nombreuses fois où il franchit les ponts on relève encore un voyage officiel à Paris en mars 1919.

1906  Le tramway de la plage fonctionne à la vapeur.

1908. L’entreprise J.B. Hayet de Hendaye produit des gourdes à partir du caoutchouc.

1908 : Ouverture des jeux (baccara et petits chevaux) au Casino; également la concession d’un tramway reliant la plage à la ville.

Les rues reçoivent un nom.

 La Société foncière de Hendaye et du Sud-ouest entreprend la création de Hendaye Plage (infrastructures, hôtels, villas, casino, bains); la nouvelle société surgit de la Société Civile et Immobilière de Hendaye plage après l’arrivée dans la direction de cette dernière de H. Martinet qui dynamisera son activité.

1911. Un terrain de golf est crée à d’Abbadie.

 

La Foncière Martinet

 1904 C’est dans cette situation que M. Martinet reprit l’affaire en 1904 et qu’il entreprit de donner une nouvelle impulsion à l’aménagement et à l’exploitation de la station de la plage, en créant en 1910 « La Foncière de Hendaye et du Sud-Ouest ». Mais ses projets étaient grandioses : prolongement de la digue vers les Deux Jumeaux, construction d’une route en corniche reliant la plage à Ciboure, d’un hôtel de luxe, d’une « Réserve » à Haïçabia, aménagement de la voirie et d’un réseau d’égouts, d’un golf sur les pelouses d’Abbadia, et récupération de terrains pris sur la baie de Chingoudy, par la création d’une digue qui devait relier la pointe de Socoburu au vieux port.

 Si cette dernière partie du programme est demeurée inachevée, le reste fut réalisé, au grand dam des finances de la nouvelle société qui n’était pas parvenue à accorder selon le même rythme exploitation et aménagement. Aussi, cette société fut-elle acculée à déposer son bilan. La situation dans laquelle se trouvait la Foncière amena la municipalité, en 1936, à se rendre acquéreur du Parc des Sports et, en 1939, à incorporer au domaine communal la voirie de la plage qu’elle entretenait à ses frais depuis longtemps.

Il apparaît ainsi que les deux sociétés qui se sont succédées dans l’exploitation de la plage, malgré leur fin malheureuse, ont fait œuvre profitable à la commune d’Hendaye. De son côté, celle- ci n’était pas restée inactive dans l’exécution de travaux d’embellissement. Les terrains du vieux fort, vendus jadis par l’Etat à un particulier, furent rachetés par la commune en août 1887. Si on peut regretter que la municipalité alors en exercice ait pris la détermination de raser les ruines qui, dans un îlot de verdure sauvage, se miraient mélancoliquement dans les eaux de la Bidassoa, il faut convenir que la création à cet endroit d’un boulevard qui, à l’aide d’un pont enjambant la baie de Belsénia, assurait désormais une liaison rapide et directe entre la gare et la plage, constituait une amélioration indispensable.  (OG)  

1905: Réception de l’éclairage public (1 000 bougies + 4 lampes à arc de 10 ampères) assuré par la Société Electra-Irun; il remplace celui que procuraient jusque-là 30 lampes à pétrole.

Un nouvel entrepreneur se substitue à la société immobilière défaillante et reprend les travaux d’aménagement de la plage ainsi que de la baie de Chingoudy; il va assurer l’exploitation du casino ainsi que du grand hôtel d’en face.

En 1905, le Conseil est, d’autre part, consulté sur l’intérêt d’une route «automobile et tarifée» reliant Arcachon à Biarritz; il est donc déjà question d’une autoroute à péage ! Son avis favorable n’a guère suffi pour déclancher l’opération et, depuis plus de 60 ans, ce projet somnole dans un dossier, tandis que continuent à en rêver les responsables du tourisme dans le Sud-Ouest

1905. Télégramme de condoléances au Président de la République, qui vient de perdre sa mère. le 17 juillet 1906 ,est inaugurée la première ligne  de tramway ( casinogare1906. Félicitations à M. Fallières lorsqu’il fut élevé « à la première magistrature de la RépubliqueLe 22 juillet, banquet de 200 républicains et adresse à A. Sarraut.

Le Stade Hendayais. Hendaye a son équipe de rugby.

1910. La Société foncière de Hendaye et du Sud-ouest entreprend la création de Hendaye Plage (infrastructures, hôtels, villas, casino, bains); la nouvelle société surgit de la Société Civile et Immobilière de Hendaye plage après l’arrivée dans la direction de cette dernière de H. Martinet qui dynamisera son activité.

 Si cette dernière partie du programme est demeurée inachevée, le reste fut réalisé, au grand dam des finances de la nouvelle société qui n’était pas parvenue à accorder selon le même rythme exploitation et aménagement. Aussi, cette société fut-elle acculée à déposer son bilan. La situation dans laquelle se trouvait la Foncière amena la municipalité, en 1936, à se rendre acquéreur du Parc des Sports et, en 1939, à incorporer au domaine communal la voirie de la plage qu’elle entretenait à ses frais depuis longtemps.

Albert MARQUET                  Ecole Fauves

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1909 : Les promenades sont devenues trop exiguës : il est décidé d’un parc autour du Vieux-Fort.

1910 Fontarrabie Les habitants sont plus de 5 000, et en plus du faubourg de la Marine 6 quartiers ont chacun un alcalde extérieur : au sud Jaïzubia le plus ancien, à l’est la Costa, au nord Acartégui et Montaña, à l’ouest Semi- sarga et Arcoll-Santiago.

1913 : La digue de la plage est prolongée dans la direction des Deux-Jumeaux; de nombreuses villas commencent à s’élever sur le bord de mer.

 

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Le Dr Ferdinand Camino (1853-1933), maire d’Hendaye pendant la Première Guerremondiale, est surtout célèbre pour avoir donné son nom à l’un des grands arrêts du Conseil d’État « l’arrêt Camino » sur l’excès de pouvoir de l’État contre l’élu du peuple.

Cet arrêt en date du 14 janvier 1916, émane du Conseil d’État et vise la loi du 8 juillet 1908. En l’espèce le docteur Camino, maire d’Hendaye avait été suspendu par arrêté préfectoral et révoqué par le Préfet des Basses-Pyrenées pour avoir d’une part méconnu les obligations qui lui étaient imposées par la loi du 5 avril 1884 en ne veillant pas à la décence d’un convoi funèbre auquel il assistait et d’autre part d’avoir exercé des vexations à l’égard d’une ambulance privée.

Le docteur Camino a alors formé un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral et la décision de D. auprès du Conseil d’État en requérant leur annulation. Le Conseil d’État en décidant de statuer conjointement sur les deux requêtes reçoit la demande du maire d’Hendaye en examinant la véracité des faits à l’origine du contentieux et décide de donner raison au requérant en annulant l’arrêté et la décision de D.

Le problème soulevé à l’époque par le Conseil d’État est le suivant : est-il du ressort du juge administratif de vérifier l’exactitude des faits à l’origine de la sanction ?

Depuis lors cet arrêt est appris par tous les élèves de première année de droit.

La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.

1914-1918  Les hôtels et l’Hôpital Marin accueillent les blessés et les refugiés de la Grande Guerre.

Dès les premiers jours de septembre 1914, la ville, où tous les partis fraternisent, s’organise pour recevoir et soigner les blessés; des hôpitaux temporaires sont ouverts dans la villa Marie, la villa Perla ainsi que dans le Casino, qu’offrent leurs propriétaires respectifs.

Plus de 50 réfugiés belges sont installés dans des maisons particulières. En 1916, des prisonniers alsaciens sont mis à la disposition des cultivateurs.

1915  Un pont sur la Bidassoa permet enfin le transit routier entre les deux pays; piétonnier jusqu’en 1917 des véhicules à partir de cette année. La moitié espagnole du pont étant propriété d’Irun il fallait payer un péage pour l’utiliser.

1915  Le bâtiment des Douanes est édifié à l’extrémité du pont international. En cours de construction, ce dernier ouvrage, intégralement dû à la Municipalité d’Irun, fut achevé l’année suivante.

1917

En raison des événements vécus par la France en 1916, nos amis Espagnols en retardèrent l’inauguration jusqu’au 1er février de cette année 1917 et firent généreusement le don à notre pays de la moitié du pont, dont la construction eut normalement dû lui incomber; ils ne nous laissaient que la charge d’entretenir cette partie.

Ainsi, Hendaye cessait d’être tributaire de bateliers ou d’un bac et communiquait dorénavant au-delà de la Bidassoa avec Irun accueillant en sa magnifique avenue « de Francia ».

1917La concession du tramway (ligne Casino-Gare) est transférée à une filiale — V.F.D.M. — de la Cie du Midi. Les rails du tramway de la ligne exploitée par cette filiale, le long de la corniche, de Saint-Jean-de-Luz à Hendaye, sont enlevés et envoyés aux aciéries travaillant pour la Défense Nationale.

1918  L’armistice est célébré à Hendaye avec la participation des habitants d’Irun, Leon Iruretagoyena, leur maire, en tête. L’aide apportée par Mr Iruretagoyena aux refugiés lui vaudra d’être décoré de la Légion d’Honneur.

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QUARTIER 

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 l’HOTEL ESKUALDUNA

1912-1922 construction 

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sous l’occupation

LE CASINO

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CHURCHILL

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LES BLEUETS
1911/1912 – Champions des Pyrénées

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Hostellerie d’Haïcabia

1913 : La digue de la plage est prolongée dans la direction des Deux-Jumeaux; de nombreuses villas commencent à s’élever sur le bord de mer.
La Ville réitère sa demande de liaisons téléphoniques directes avec Bayonne et Irun.

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Une réflexion sur “ 20 SIECLE ”

  1. Bonjour.. je recherche des photos de la maison de repos qui existait à Hendaye. J’y suis allée quand j’avais 6 ans en 1970. Existe-t-elle toujours ? Merci d’avance.

    Danielle Répondre

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