ile de Re

ile de re

En 1629 Louis XIII donne l’île de Joncaux aux hendayais

pour les remercier de leur participation à la libération de l’Ile de Ré qui était aux mains des anglais venus protéger les protestants de la Rochelle.

domaine public

RICHELIEU à l’Ile de RE

En début d’année 1568, poussé par l’intense propagande menée par les pasteurs, le maire protestant François Pontard,  soulève la ville contre les catholiques.

Ces derniers fuient hors des murs, mais 13 prêtres sont arrêtés, égorgés et jetés à la mer . Les églises sont  détruites, leurs pierres servant à renforcer les murailles.                   Les troubles se répandent dans la région, où les pillages et les massacres se multiplient. Des catholiques sont massacrés par des Rochelais, tandis que des catholiques massacrent des calvinistes .

L’île de Ré se range aux côtés de La Rochelle, qui se proclame république indépendante et calviniste, en adoptant officiellement les idées réformistes et en rejoignant le parti protestant, ce qui ne manque pas d’inquiéter le pouvoir royal, et qui a d’importants retentissements dans le monde protestant. En effet, avec ses  23 000 habitants, la ville est parmi les plus grandes du Royaume de France, et elle est également riche du commerce développé avec l’Espagne, l’Angleterre et les pays d’Europe du Nord, ce qui en fait une cité d’une importance exceptionnelle pour l’époque.

Les Anglais pour défendre leurs alliés de la religion réformée envoient le duc de Buckingham les défendre.                       Il  s’installera  sur l’Île de Ré, en face de La Rochelle, avec plus de 100 navires et 6 000 hommes.

 Le siège de l’Île durera de juillet à novembre 1627. Manquant  de vivres et d’eau ses habitants sont dans une famine hors du commun.                                                   Le gouverneur de l’Île, envoie à la nage trois volontaires rejoindre les troupes royales à La Rochelle pour obtenir leur aide ; un seul y parviendra.                                             Richelieu avait épuisé toute les possibilités pour ravitailler l’île devenue stratégique pour la récupération de La Rochelle.                                                                                    C’est alors que l’un de ses conseiller lui parle des marins basques et leur habilité à naviguer tant à la voile comme à l’aviron. Ne disposant pas d’un nombre suffisant de vaisseaux de guerre pour briser ce blocus, Richelieu,informé de la combativité des Basques, fit appel au Gouverneur de Bayonne, qui lui répondit aussitôt par l’envoi de bateaux armés en cette ville et de Saint-Jean-de-Luz ainsi que d’une flottille de pinasses manoeuvrées à la rame et à la voile, partie de Hendaye.

Un mémoire du temps , cité par   E .Ducéré dans son ouvrage. << les Corsaires sous l’ancien régime  rapporte un incident qui, pour le moins mérite de retenir l’attention.“ Or, il arriva que, comme cette flotte allait cinglant à pleine voile, et que l’on croyait être déjà devant Saint-Martin, Dieu fit cesser le vent tout à coup en telle sorte qu’il fallut demeurer près de deux heures sans pouvoir aller ni à droite ni à gauche. Alors chacun tout étonné et croyant demeurer à la merci des ennemis si le jour les surprenait, se mirent à prier Dieu, faisant vœux et prières, et se recommandant à la Vierge, lui faisant vœu, au nom du roi, de lui faire bâtir une église sous le nom de Notre-Dame de Bon-Secours, en mémoire de cette journée, s’il lui plaisait envoyer le vent favorable.

“ Soudain ils furent exaucés, car le vent se rafraîchit ; en sorte que chacun ayant repris sa piste et son ordre, en moins de demi-heure ils virent le feu que M. de Toiras faisait faire en la citadelle. Là, quittant la côte de la Tranche, chaque pilote regardant sa boussole, ne pensant plus qu’à passer courageusement, on entra dans la forêt des navires ennemis. Les premières sentinelles les ayant laissé passer sans dire mot ; après que tout eut passé, ils commencèrent à les envelopper et canonner si furieusement que l’on eût dit que c’était de la grêle.                    En face de l’île de Ré, ils se heurtèrent au barrage que les Anglais avaient établi, sous la forme de câbles peu profondément immergés et reliés à des tonneaux ou à des rochers.                                               Les marins hendaiars eurent l’astuce de faire glisser leurs pinasses, à faible tirant d’eau, sur la hauteur restée libre. Ils eurent aussi le courage et l’audace de couper à la hache, sous le feu de l’ennemi, les grelins attachés aux rochers.A six reprises, en septembre et octobre, ils réussirent ainsi à percer la ligne de la flotte anglaise et à ravitailler l’île.                .Mais la bataille fut rude et les simples pêcheurs, vaillants combattants, remarqués pour leur hardiesse, remontant par trois fois sous  le feu de l’ennemi.contribuèrent à mettre en échec le siège britannique                                                     Nos simples marin pêcheurs se révélèrent être de vaillants combattants:           35 petites barques de la flotte française équipées de 1 000 hommes réussiront à forcer de nuit le blocus anglais et à ravitailler les soldats à St Martin.

 Grâce aux Basques et,aux Hendaiars , l’Anglais était battu. 

Le duc de Buckingham tente un dernier assaut, mais, devant la perte de 5 000 soldats, il doit reconnaître sa défaite, sonner la retraite et rentrer sans gloire en Angleterre.

Très peu de batailles ont été gagnées par les Français contre les Anglais : cette victoire mérite d’être signalée.

Les Hendayais fidèles à leur promesse érigèrent sur une colline proche de la paroisse une chapelle à Notre Dame du Bon Secours, qui au fil du temps a vu son nom se modifier pour devenir SOCORRI de consonance plus basque. Aujourd’hui encore au large de La Rochelle le Pertuis d’Antioche est nommé Pertuis aux Basques

.D’après Duvoisin, la flotille de Hendaye  était conduite par Jean Pellot, ancêtre du célèbre corsaire. Une médaille d’or distribuée par le roi aux chefs des escadrilles resta longtemps en la possession de la famille Pellot. Les Hendayais se distinguèrent dans cette bataille contribuant à mettre en échec le siège britannique sur l’île de Ré. Le roi voulut récompenser les marins basques et là ou les autres se contentèrent d’une récompense monétaire, les marins d’Hendaye, revendiquant depuis longtemps leur émancipation d’Urrugne, dont ils n’étaient qu’un quartier, obtinrent du roi un territoire dit

“ Les Joncaux ” qui furent donc offert

“ aux marins deHendaye ”.

les Joncaux  à droite de l’image

Louis XIII ne manqua pas de marquer une vive reconnaissance

 Le roi voulut récompenser les marins basques et là ou les autres se contentèrent d’une récompense monétaire, les marins d’Hendaye, revendiquant depuis longtemps leur émancipation d’Urrugne, dont ils n’étaient qu’un quartier, obtinrent du roi un territoire dit “ Les Joncaux ” qui fut donc offert en propre “ aux marins de Hendaye ”.  Le roi Louis XIII  les rétribua généreusement ce qui leur permit de faire élever la chapelle de SOCORRI                                         C’est à ses marins ainsi qu’à la générosité des rois que Hendaye dut la première concession, qui lui fut faite, celle des terres nourricières des Joncaux couvrant 26 hectares environ, Ce fut là le  point de départ de la commune de Hendaye qui par édit du roi du 20 mai 1654 s’affranchit de la tutelle d’Urrugne.

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  Chapelle de SOKORRI

pèlerinage emblématique.
Sa fondation remonte au début du XVIIe siècle suite aux vœux de marins hendayais. En effet, en 1627 des marins partis du port d’Hendaye, appartenant alors à Urrugne, se rapprochent de l’Ile de Ré occupée par les troupes anglaises quand tout à coup le vent cesse de souffler. Les bateaux sont dès lors arrêtés face à l’ennemi. Tous les marins se mettent à prier la Vierge Marie lui demandant un vent favorable. En échange ils font le vœu de lui faire bâtir une église sous le nom de Notre Dame du Bon Secours. Leurs prières sont exaucées et le vent se remet à souffler
Le bourg de Hendaye n’étant encore qu’un quartier d’Urrugne , celà n’empécha pas le roi de France, en remerçiement, faire donation à ses habitants, à titre personnel , de la partie française des Joncaux qui devint ainsi leur  grenier à maïs.

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PINASSE A RAMES DE 1727     domaine public

1634  Les joncaux d’Irun sont progressivement mis en culture dans les îles et à l’abri des digues de Santiago et Artiga.
Le passage entre Hendaye et Fontarabie est concédé au châtelain d’Urtubie en 1634, pour services rendus au roi à La Rochelle et une grande passe¬relle en bois interrompue au milieu de l’eau, y date des mêmes années. La construction de l’embarcadère de la Lonja lui fait suite dans les années 1650.
Première réalisation d’une idée du roi de Castille remontant à 1525, un pont traverse l’île des Faisans pour la conférence de 1660.

1636-1638. Hendaye brûle, ses archives sont perdues.

1636 La France de Louis XIII et Richelieu est en guerre avec l’Espagne de Philippe IV et Olivares.

Juan de Cabrera, amiral de Castille, passe la Bidassoa le 18 octobre avec 12 000 hommes et le 25 il occupe tout le pays jusqu’à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure où il détruit plus de 400 maisons sur 600.

1637 Après le comte de Gramont, gouverneur de Bayonne, venu avec 1000 hommes ruiner le fort de Sainte-Barbe, à Saint-Jean-de-Luz, le duc de la Valette et 500 hommes y attaquent Bordagain le 25 février alors que les 60 hommes des frères d’Amou détruisent le fort de Béhobie. Le 25 octobre à la nuit, l’amiral de Castille réduit à 4 000 hommes se rembarque de Saint-Jean-de-Luz à Saint-Sébastien et le 27 octobre Béhobie et Hendaye sont évacués.
1638 La flotte de l’archevêque Henri de Sourdis bloque Fontarabie par mer le 1er juillet, et les 30 000 hommes du duc de la Valette, sous les ordres du prince de Condé, après avoir occupé Oyarzun, Lezo et Passages, investissent par terre le 10 juillet la ville défendue par l’alcalde Diego de Butron et le commandant Domingo d’Eguia, et malgré les guérillas du colonel Diego de Isasi au-delà d’Irun.
 Ubilla rentre à la nage dans la place avec un renfort de 80 hommes, et le nouveau gouverneur Pedro de Egea est tué en tentant une sortie avec 250 hommes. Le chateau du Figuier est surpris le 8 août, puis la brèche est ouverte quand la flotte de Sourdis brûle l’armada de l’amiral Lope de Harces en vue du Jaïzquibel le 22 août.

Par Passages évacué l’armée de secours du marquis de los Veles couronne le Jaïzquibel mais elle est dispersée par un orage lorsque l’assaut est donné le 1er septembre.
La ville à bout de forces et de munitions est débloquée le 7 septembre par le marquis de los Veles et l’amiral Cabrera, La Valette s’enfuit et le prince de Condé signe l’arrêt des hostilités dans l’hôtel de Casadevante resté presque seul intact. La vierge de la Guade¬loupe, descendue dans la ville le 1er juillet, est remontée le 8 septembre pour la procession annuelle célébrant sa protection miraculeuse.

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 SOMMAIRE   ou        SUITE            

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