Guerre de 30 Ans SIEGE DE FONTARRABIE

guerre 30ans

1618 à 1648.
Les protagonistes
Louis XIII – Richelieu

          

L’ENJEU : Hondarribia

La situation en Europe et les causes
 Avec cette guerre de 30 ans c’est   un conflit militaire entre la France et l’Espagne qui recommence, en 1635, par l’intervention française dans la   guerre de trente ans , à laquelle participe déjà l’Espagne. La lutte entre les deux royaumes continuera jusqu’en  1659 avec la signature du traité des Pyrenées , alors que la guerre de 30 Ans  est terminée depuis 10 ans.
Pour l’Espagne et l’Autriche  qui règnent ensemble   , la France est un rival important.
La perspective d’une expansion territoriale de la France  les indispose  et est source de conflits.
 De son côté, la France cherche à affaiblir les Habsbourg sur leurs possessions limitrophes.
Multiples, les origines de la guerre de 30 Ans se chevauchent, en se renforçant parfois ou en s’opposant ; on ne saurait comprendre cette suite de désolations qui ruina l’Allemagne sans tâcher d’en saisir les causes essentielles. La première est l’opposition religieuse et politique entre catholiques et protestants luthériens ou calvinistes.

La prédication de LUTHER  alluma l’incendie


.D’autres ressorts : tentations hégémoniques ou d’indépendance, rivalités commerciales, ambitions personnelles, jalousies familiales y trouvèrent leur exutoire.
Cette guerre se répandit dans toute l’Europe du Nord  , l’Allemagne, presque totalement ravagée, y perdit  40 % de sa population.
Pendant ces trente années, la guerre changea progressivement de nature et d’objet : commencée en tant que conflit religieux, elle se termina en lutte politique entre la France et .la Maison d’Autriche
La France s’intéresse aussi aux affaires allemandes, car elle surveille avec méfiance son encerclement par les territoires soumis aux  Habsbourg. Son action est ambiguë et louvoyante, car le cardinal de Richelieu n’hésite pas à soutenir ou à s’allier aux princes protestants pour contrer la maison d’Autriche champion du catholicisme et de la chrétienté, contre les Turcs pendant le même temps qu’il combat les protestants en France.
.En 1635, la paix était sur le point de revenir grâce à la victoire des Habsbourg catholiques d’Autriche et d’Espagne sur la coalition protestante.
Mais la France, qui s’était jusque-là tenue à l’écart, craint que se reconstitue l’empire de Charles Quint. Richelieu s’allie donc aux puissances protestantes du Nord et relance le conflit.
Les combats sévissent dans toute l’Europe et plus particulièrement en Allemagne, où les armées de mercenaires pillent et tuent à satiété, laissant le pays exsangue. Après une lutte incertaine, la France vainc les Espagnols à Rocroi, et dans le Roussillon huit ans jour pour jour après son entrée en  guerre.
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La situation sur les Pyrénées  et à Hendaye

Mais sur la frontière des  Pyrénées, la France était en proie à des raids incessants, des coups de mains, des rapines, une insécurité permanente, un désir de revanche.
L’Espagne battue au nord, n’avait pas abdiqué au sud.
Prévoyant le pire Louis XIII et Richelieu décidèrent de fortifier la frontière
Les opérations antérieures avaient permis de se rendre compte des avantages des  Espagnols sur les Français protégés qu’ils étaient par le fort de Béhobia et la place forte de Fontarrabie, tandis que la France ne possédait aucun ouvrage de défense au nord de la Bidassoa .
L’Amiral Bonnivet avait bien fait élever à Hendaye quelques terrassements garnis de pieux, mais ces ouvrages étaient absolument insuffisants .
Aussi le roi désira-t-il de mieux fortifier cette frontière et, par décision du 20 Août 1618 il ordonna la construction d’un fort vis-à-vis de Fontarrabie   ( Gaztelu zahar )
On peut encore voir quelques vestiges au bas de l’esplanade sur laquelle se trouve aujourd’hui le monuments aux morts.

Le projet comprenait six grands bastions et des logements pour trois ou quatre cents hommes.
Cette décision fut très mal vue des habitants qui adressèrent leurs doléances au roi
Celui-çi chargea le gouverneur du Labourd, le comte de Gramont, de les ramener à la raison.
Mais l’impartialité de Gramont était mise en doute car il avait été nommé gouverneur du fort avant même sa construction.
Les choses traînèrent en longueur, beaucoup de temps s’écoula, lorsque le roi perdant patience donna l’ordre formel de commencer les travaux. Ceux-çi furent mollement exécutés et le fort n’était pas terminé lorsque se produisirent les  évènements de  de 1636 à 1638. 

En 1635 la France, jusquà lors à l’écart direct de la guerre de trente ans, déclare la guerre à l’Espagne,

La frontière Française des Pyrénées étant dégarnie, et les Espagnols en profitèrent .Ils concentrèrent dans le Guipuzcoa des troupes qui se livrèrent à des manifestations hostiles. Ces mouvements alarmèrent les habitants et le comte de Gramont Gouverneur de Bayonne en avertit Richelieu en lui demandant des secours.

En attendant de Gramont fit  mobiliser et diriger les mille hommes de la milice vers la frontière. Bernard de Nogaret duc de La Valette fut chargé de la résistance.
Ce fut un malheur, car La Valette général peu capable, intrigant et jaloux, joua pendant toute la durée des opérations un rôle néfaste et qui eut les plus déplorables conséquences sur l’issue de cette campagne. Nous retrouverons ce  fameux général lors du siège de Fontarrabie Ce pont qui prenait naissance entre le bourg d’Hendaye et Santiago aboutissait devant la porte principale de Fontarabie.
Il n’existait certainement pas en 1618 lors de la visite de l’ingénieur Alleaume chargé d’étudier la construction d’un fort à Hendaye, et qui n’aurait pas manqué de le signaler.
Il est vraisemblable qu’il fut construit d’un commun accord par les villes riveraines, au cours de cette période d’accalmie qui précéda l’invasion de 1636. Il était donc de construction récente lorsque l’armée espagnole l’utilisa dans sa retraite et le détruisit après son passage
. Il en subsistait des tronçons que l’armée française négligea de réunir lors du siège de Fontarabie. Des plans dressés en 1637 et en 1638 le représentent comme “ rompu ” et les gravures dessinées en 1659 par l’ingénieur Pontault de Beaulieu à l’occasion du traité des Pyrénées ne reproduisent que ses deux extrémités.
Dans leur retraite les Espagnols avaient perdu plus de six mille hommes tués ou morts de maladie. Mais ils parvinrent à contenir en décembre une offensive française qui avorta par suite de la mésintelligence qui régnait entre les ducs de la Valette et d’Epernon et le comte de Gramont.

l’ESPAGNE PREND L’INITIATIVE
porte la guerre à hendaye Ciboure et Saint Jean de Luz
Juan de Cabrera amiral de Castille passe la Bidassoa
le 18 octobre avec 12.000 hommes et le 25 sans avoir trouvé de résistance ,La lutte étant trop inégale les miliciens abandonnèrent la lutte. Tout le pays fut envahi.
Les Espagnols se livrèrent aux pires excès : Ciboure subit une destruction presque totale. Sur 660 maisons, 437 et 40 fermes, furent rasées.
Les commerçants perdirent 15 grands navires, 40 pinasses et une centaine de chaloupes. Les ennemis s’emparèrent en outre de 20.000 quintaux de morues, de 300 quintaux de fanons, de mille barriques d’huile de baleine, de 600 barriques de vin, de 500 tonneaux de cidre, de 1000 conques de froment et d’une foule d’autres marchandises, ne laissant rien aux habitants. Et ils s’installèrent pour une occupation prolongée sinon définitive. et se renforcèrent en améliorant le fort de Socoa et en construisant deux autres : les forts de Castille et de Sainte Barbe
Ainsi l’ennemi réussit-il à s’emparer de Saint-Jean-de-Luz et à s’établir dans le Labourd qu’il occupa pendant plus d’un an.
Hendaye devint sa base de ravitaillement et les Hendayais durent subir tous les inconvénients de cette situation.
Elle ne cessa qu’en 1637, mais les populations n’en avaient pas encore fini avec les épreuves que la guerre entraîne toujours avec elle.

La situation sur les Pyrénées et à Hendaye
Mais sur la frontière des Pyrénées, la France était en proie à des raids incessants, des coups de mains, des rapines, une insécurité permanente, un désir de revanche.
L’Espagne battue au nord, n’avait pas abdiqué au sud.
Prévoyant le pire Louis XIII et Richelieu décidèrent de fortifier la frontière
Les opérations antérieures avaient permis de se rendre compte des avantages des Espagnols sur les Français protégés qu’ils étaient par le fort de Béhobia et la place forte de Fontarrabie, tandis que la France ne possédait aucun ouvrage de défense au nord de la Bidassoa .
L’Amiral Bonnivet avait bien fait élever à Hendaye quelques terrassements garnis de pieux, mais ces ouvrages étaient absolument insuffisants .
Aussi le roi désira-t-il de mieux fortifier cette frontière et, par décision du 20 Août 1618 il ordonna la construction d’un fort vis-à-vis de Fontarrabie ( Gaztelu zahar )
On peut encore voir quelques vestiges au bas de l’esplanade sur laquelle se trouve aujourd’hui le monuments aux morts.                                                     Le projet comprenait six grands bastions et des logements pour trois ou quatre cents hommes.       Cette décision fut très mal vue des habitants qui adressèrent leurs doléances au roi    .    Celui-çi chargea le gouverneur du Labourd, le comte de Gramont, de les ramener à la raison.
Mais l’impartialité de Gramont était mise en doute car il avait été nommé gouverneur du fort avant même sa construction.
Les choses traînèrent en longueur, beaucoup de temps s’écoula, lorsque le roi perdant patience donna l’ordre formel de commencer les travaux. Ceux-çi furent mollement exécutés et le fort n’était pas terminé lorsque se produisirent les évènements de de 1636 à 1638.
En attendant de Gramont fit mobiliser et diriger les mille hommes de la milice vers la frontière. Bernard de Nogaret duc de La Valette fut chargé de la résistance.
Ce fut un malheur, car La Valette général peu capable, intrigant et jaloux, joua pendant toute la durée des opérations un rôle néfaste et qui eut les plus déplorables conséquences sur l’issue de cette campagne. Nous retrouverons ce fameux général lors du siège de Fontarrabie.

La résistance de Gramont

 

Mais les renforts s’organisèrent , les attaques,  se succédèrent, les espagnols battus évacuèrent

L’action des habitants devint efficace, la guérilla  périlleuse,  l’insécurité permanente pour l’occupant.

Les embuscades   lui causaient un mal considérable, elle ne reçevait aucun renfort et, en outre la fièvre et la maladie finirent par la décimer.

 De 12.000 hommes que comptait le corps d’occupation au début, il se réduisit à 4000.

 Le  gouverneur de  Bayonne, de Grammont  porta ses troupes fortes de 2000 hommes vers le haut d’Urrugne afin de secourir la milice locale.

Au mois de décembre , le comte de Gramont, a reçu des renforts. Ayant appris  que l’ennemi commençait à fortifier la pointe de Sainte Barbe, il lance une expédition, qui réussit à chasser de ce lieu et à le refouler sur Bordagain.

500 hommes  attaquent Bordagain  et le 25 février  les 60 hommes des frères d’Amou détruisent  le fort de Béhobie

Presque cernés du côté de la terre; harcelés dans les embuscades tendues par les gens du pays, décimés par la faim et la maladie, les Espagnols virent peu à peu leurs troupes défaites et en octobre 1637 les derniers battirent en retraite, se retirant par la mer pour rejoindre Fontarrabie.Ils évacuèrent en même temps Hendaye et Béhobie

LA GUERRE

  L’occupation, la menace qu’elle avait constituée pour Bayonne, avaient fait une mauvaise impression sur le roi et son premier ministre.

 Richelieu pensa que le meilleur moyen d’en éviter le retour était d’imiter les Espagnols-et d’occuper un point stratégique sur la rive gauche de la Bidassoa.

 Il décida de s’emparer de Fontarabie, place forte d’une valeur militaire de premier ordre.

 Mais l’exécution de ce projet n’allait pas sans présenter quelques difficultés.

 

Pendant les dernières opérations les généraux français s’étaient montrés très insuffisants ; il y avait eu entr’eux de fréquents désaccords, des rivalités de personnes et des questions de préséance qui avaient fâcheusement influé sur les résultats de la campagne.

Pour en éviter le retour, Richelieu confia le hautcommandement à Condé, qu’on appelait “ Monsieur le Prince ”,le père du grand Condé, qui par sa haute situation, devait, dans l’esprit du cardinal, imposer son autorité à tous.

 Ses principaux lieutenants étaient : le duc de La Valette, le marquis de La Force et le comte de Gramont.

 Leurs troupes réunies dépassaient le chiffre de douze mille hommes, effectif nécessaire, car Fontarabie était défendu non seulement par des ouvrages modernes pour l’époque, mais par des marais qui rendaient son approche des plus difficiles. 

Pour bloquer la place du côté de la mer, Richelieu envoya une flotte de soixante voiles dont quarante-deux vaisseaux de haut bord sous le commandement d’Henri de Sourdis cardinal-archevêquede Bordeaux.

 Mais auparavant et pour éviter les attaques de la flotte espagnole, Sourdis partit à sa recherche et la trouva dans la rade de Guétaria. Elle se composait de quatorze galions et de trois frégates sous le commandement de l’amiral Don Lope de Hoces.

 La flotte française détruisit tous les navires espagnols ainsi que le petit village de Guétaria. Tranquille de ce côté, Sourdis ramena sa flotte dans la baie du Figuier et dans la Bidassoa,

établissant ainsi un; blocus serré de la place.Le siège commença le 22 juin 1638 et l’investissement fut unfait accompli le 10 juillet.

 Au début tout sembla faire prévoir une prompte capitulation ; mais les choses ne tardèrent pas à changer de face. Des questions de personnes intervinrent donnant lieu à de fréquents conflits, des dissentiments s’élevèrent entre ces grands seigneurs et La Valette, par jalousie et mécontentement de n’avoir pas le commandement suprême, refusa de faire marcher ses troupes.

 Condé lui-même ne put pas briser cette résistance dans son conseil et c’est ainsi que, les choses traînant en longueur, firent échouer une opération sur laquelle on avait fondé les plus belles espérances.

 LA DEFAITE

 

Mais la place forte tardait à se rendre. Le cardinal de Sourdis, dont la flotte avait anéanti celle des Espagnols à Guétaria et était venue relâcher au large d’Hendaye, proposa d’enlever la place avec ses marins

. La Valette, arguant de ses prérogatives, refusa, alors que la garnison, décimée par la faim et la soif, comptait moins de cinquante hommes valides.

 Après avoir négligé ce concours, le duc de la Valette commit une seconde faute en évacuant Pasajes, sous prétexte de réduire l’étendue du front. Il permit ainsi à une armée espagnole de secours, au petit jour ,de s’emparer des hauteurs du JaïzquibeL   de fondre sur  l’ennemi endormi , de créer une panique  indescriptible. 

De la Guadeloupe à Fontarrabie

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 Ceux qui ne furent pas tués s’enfuirent, se jetèrent à la mer, à la Bidassoa, ou beaucoup périrent noyés

 Le prince de Condé, accouru sur les lieux et après avoir vainement tenté d’arrêter les fuyards, quitta le dernier le rivage espagnol pour reprendre la tête de sa gendarmerie campée, à Hendaye.

Cet abandon du siège fut une véritable déroute, une   honte pour les Français qui s’enfuirent de toutes parts, donnant un lamentable spectacle aux Espagnols tout surpris d’une victoire aussi facile

Dès lors s’explique-t-on difficilement l’inscription que l’on peut lire sur une maison de Fontarabie, d’après laquelle les conditions de la levée du blocus y auraient été discutées.

Richelieu fut consterné, le roi peiné . Ainsi traduisit-il devant un Conseil d’Etat extraordinaire le duc de La Valette qui, par ses intrigues et ses refus d’obéissance aux ordres de Condé, était responsable du désastre.

 

 La Valette s’empressa de fuir en Angleterre. Condamné par contumace pour haute trahison à la peine de mort,il fut exécuté en effigie.

 Mais, à la mort de Richelieu, il s’empressa de revenir en France et il ne tarda pas à être réintégré dans ses honneurs et prérogatives.

 Mais ils sortaient si épuisés de cette campagne qu’ils ne purent songer à tirer profit de la déroute de l’armée française, et même, pendant quelque temps, à continuer leurs vexations à l’égard des pêcheurs hendayais.

Nous venons de raconter un épisode local de la Guerre de Trente Ans qui, on le sait, prit fin avec le traité de Westphalie du 24 octobre 1848. En dépit de son échec devant Fontarabie, la France s’assurait par ce traité une situation prépondérante en Europe

. Lors des négociations, les Hendayais envoyèrent aux plénipotentiaires réunis à Munster une requête tendant à insérer l’article suivant : “ Que lesdits habitants d’Andaye pourront ancrer à la rade appelée le Figuier, entrer et sortir en la barre et naviguer sur toute l’étendue de la rivière de Vidassoa et prendre port à Andaye, y charger et descharger toutes sortes de marchandises et denrées avec chaloupes, pinasses et toute autre sorte de navires portant quille et non quille ; ensemble de pescher hault et bas ladite rivière et plaine mer avec retz, fillets et autres instruments servant à la pescherie, sans qu’à présent et à l’advenir les habitans d’Andaye soyent empeschez ni troublés par les Espagnols et commandant des forteresses de Fontarabie et du Figuier et autres subjets du Roy d’Espagne

 Les questions relatives aux rapports entre la France et l’Espagne furent disjointes du traité, et la requête des Hendayais, quoique portant la recommandation de Mazarin, subit le même sort.

EPILOGUE

Il est un intéressant épilogue au siège de Fontarabie. Il y avait sur le Jaïzquibel une chapelle consacrée à Notre-Dame-de-la-Guadeloupe, patronne de Fontarabie et que ses habitants tenaient en grande dévotion. Dès l’arrivée des Français, ils sortirent sans armes de leur ville et se rendirent processionnellement, sans être inquiétés, à Notre-Dame-de-la-Guadeloupe pour y prendre la statue de cette vierge ; ils la placèrent dévotement dans leur église et ne cessèrent de l’implorer pendant le siège.

La précaution n’était pas inutile car le marquis de La Force, protestant sectaire, qui avait établi son quartier général à cet endroit, s’empressa de faire faire un prêche par son aumônier dans l’oratoire de la Guadeloupe.

“ Maintenant je mourrai content, dit-il, j’aurai entendu, au moins une fois, exposer publiquement la religion de Calvin eri Espagne. ” Il transforma ensuite la chapelle en écurie

pour ses chevaux. Après la levée du siège, il fallut un an aux Espagnols pour la remettre en état. La madone y fut replacée, en grande pompe, en 1639, le jour anniversaire de la libération de Fontarabie et, depuis lors, tous les ans, à la même date, une procession d’actions de grâce se rend de la ville à la chapelle de la Guadeloupe où l’on dit une messe.

Une fois de plus Fontarrabie continuera à rester seule propriètaire de  la Bidassoa et de Txingudi

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Fontarrabie chaque année fête cette victoire, par un défilé coloré,pour rendre hommage à la poignée d’ intrépides , courageux et irréductibles soldats qui avaient battu l’armée française

C’est   << l’Alarde >> une joyeuse et fière parade.

Une victoire du courage contre la suffisance

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LETTRES DU ROI qui dicte à RICHELIEU  

le début des opérations

extrait

 

 

Une fois de plus les conséquences  pour Hendaye furent désastreuses 

La dernière phase de la guerre de Trente Ans s’achevait et

Hendaye pouvait revivre en paix.

Trouvant les moyens élémentaires de subsistance dans la pêche

et dans la culture des Joncaux, c’est dans l’exploitation de la

frontière, c’est-à-dire dans le commerce et le transit, que ses

habitants trouvaient le complément indispensable. Ils disposaient

aussi d’une industrie embryonnaire.

En 1662, cette activité était assez grande pour que le roi accordât

à la cité sa reconnaissance comme place de commerce et le droit

d’organiser un marché par semaine ainsi que deux foires par an.

Ce privilège consacrait sa vocation.

Là, s’échangeaient les marchandises importées ou exportées; lesdraps et les toiles, les cuirs, les jambons, la réglisse s’étalaient ainsique bien d’autres produits pourvoyant un trafic appréciable auXVIIIe s.

L’importation d’alcool, redistillé sur place et traité selon diversesformules, valut à ses eaux-de-vie cette renommée, déjà acquise ausiècle précédent, que notent les voyageurs en 1726, 1768 et bien plus

tard. En témoigne encore aujourd’hui une marque « La VéritableLiqueur d’Hendaye », devenue la propriété d’un distillateur bayonnais.Ce fut la première industrie du lieu. Au cours du siècle suivant

quelques fabriques artisanales s’y adjoignirent (salaisons, cidreries,chocolateries).Pour autant, ce tracé du cadre de l’économie de Hendaye  ne doit faire illusion sur son importance, car elle n’étaitactivée que par une très faible population :

270 feux en 1650,    356 habitants en 1726 et, en  1775, à la suite du déclin de l’armement

1775, à la suite du déclin de l’armement  1775, à la suite du déclin de l’armement

à la pêche, le bourg est décrit : « un affreux désert » ! (Doc.Arch. B.-P.).

Il est vrai qu’autour de cette petite communauté gravitaient les habitants des quartiers de Santiago et de Subernoa, encore propriété d’Urrugne L’autorité religieuse, qui n’avait à se soucier que des besoins

d’ordre spirituel de l’ensemble, avait superposé au cadre politique ses propres institutions.

La population, très chrétienne et aussi très éparse, était ainsi desservie par deux paroisses :

— celle de l’église Saint-Vincent, déjà citée.   

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1632 Le capitaine Rétigny, des garde-côtes de Socoa, saisit le 19 janvier une patache armée en course à Passages, et Fontarabie saisit en représailles des pêcheurs luziens

. Joannisco de Galbarette, premier jurât d’Hendaye, arme en course et ramène une prise anglaise qui est canonnée au passage par Fontarabie le 15 mars 1667.

Ainsi deux usages locaux signalent ce privilège qui permettait avec une lettre de marque, de capturer avec bénéfice des navires ennemis et ne disparut qu’avec le traité de Paris en 1856,

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