1830 MONARCHIE de JUILLET

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Proclamée le 9 août 1830 après les émeutes dites des « Trois Glorieuses », la monarchie de Juillet (1830-1848) succède en France à la Restauration. La branche cadette des Bourbons, la maison d’Orléans, accède alors au pouvoir.

Louis-Philippe Ier n’est pas sacré roi de France mais intronisé roi des Français.

 Son règne, commencé avec les barricades de la Révolution de 1830, s’achève en 1848 par d’autres barricades, qui le chassent pour instaurer la Seconde République.

La Monarchie de Juillet, qui a été celle d’un seul homme, marque en France la fin de la royauté.

 1833-1839. Première guerre carliste en Espagne, Hendaye essuie quelques balles perdues et reçoit quelques vaincus carlistes.

 1834 Don Carlos (V).passe sur la Bidassoa par Maya, le 10 juillet, pour rejoindre Zumalacarregui et se faire reconnaître roi d’Espagne.

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Hendaye compte environ 400 habitants.

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 1836, lorsque la foudre tomba sur l’église et fendit du haut en bas le clocher, qui, dans sa tour, abritait, au premier étage, la salle de la mairie avec ses archives, servant aussi d’école. Tout dut être évacué et transféré en face, dans la maison Imatz.

 La superficie de la commune d’Hendaye passait ainsi à 228 hectares comprenant les maisons d’Otatx, Hinda, Ayzpurdi, Uristy. Larrun, Sascoénia, Ondaralxu et les dunes, et sa population de 617 à 918 habitants.

 Mais il subsistait deux anomalies : Hendaye restait séparée des Joncaux par une bande de terre d’un kilomètre de longueur qui suivait le cours de la Bidassoa depuis la pointe de Santiago jusqu’au pont de Béhobie.

 En outre, alors que le domaine d’Irandatz et le quartier de Zubernoa étaient à proximité du bourg d’Hendaye, ils dépendaient administrativement de celui-ci d’Urrugne, distant de plus de cinq kilomètres.

 Il faudra attendre un décret d’octobre 1896 pour voir disparaître ces anomalies. Désormais, le territoire d’Hendaye se rapprochait sensiblement de ses limites naturelles :

partant du cimetière de Béhobie, passant à proximité des maisons Maillarrenia, Erreca, Oriocoborda, Mentaberry qu’elles laissent en dehors, ces limites suivent le cours du ruisseau Mentaberry jusqu’à Haiçabia.

Le Carlisme

La première civile eut lieu de 1833 à 1840

1874-1876  Le carlisme est un mouvement politique légitimiste apparu dans les années 1830 qui revendique le trône d’Espagne pour une branche alternative des Bourbons. De tendance conservatrice et anti-libérale, il est à l’origine de trois guerres civiles qui déchirent le XIX siècle espagnol et marquent profondément le pays.

1834 Deuxième guerre carliste (1846-1849)

Pratiquement limitée à la Catalogne, elle n’est en réalité qu’une lutte de guérillas sans grande importance.

Troisième guerre carliste (1872-1876)

La Troisième Guerre Carliste débute en 1872 et se déroule principalement sur les territoires du Pays Basque, de Navarre et de Catalogne. La restauration des Bourbons par le biais d’Alphonse XII entraîne peu après l’affaiblissement du carlisme, et mène à la fin de la guerre en 1876.

La fin de cette Troisième Guerre Carliste, avec la défaite des Carlistes traditionalistes, entraîne l’abolition des Fueros en Alava, Bizkaia et Gipuzkoa et l’incorporation de ces trois territoires aux autres provinces de l’État.

A chaque guerre, de nombreuses familles navarraises viendront se réfugier à Hendaye et y resteront.                                                  Don Carlos (V) prétend à la couronne d’Espagne contre la régente Marie-Christine. Il passe la Bidassoa par Maya, le 10 juillet, pour rejoindre Zumalacarregui et se faire reconnaître roi d’Espagne.

Dès  1836 .Hendaye souffre de quelques balles perdues lors de la première guerre carliste en Espagne quand des soldats anglais aident l’armée libérale espagnole à déloger de Fontarabie les forces carlistes qui voulaient comme roi, l’anti libéral Charles (Vème de son nom pour ses partisans)  à la place d’Isabelle II, fille de Ferdinand VII, frère puiné de Charles.

En 1836, la ville de Fontarrabie est attaquée pendant les guerres carlistes par un corps expéditionnaire britannique

Ces soldats anglais en prenant des bains de mer et de soleil étonnent la population des deux cotés de la Bidassoa qui croyaient malsaines ces pratiques

Désarmé par l’accord de Vergara, Don Carlos repasse la Bidassoa avec quelques milliers de partisans  

1841  L’Essor d’Irun commence. En cette année la construction en Espagne de l’état-nation fait d’Irun le siège d’une des principales douanes espagnoles; le développement des activités administratives, commerciales et industrielles est garanti car de l’autre coté de la Bidassoa se trouve le marché européen en expansion.

1845  Fontarrabie : la loi municipale générale supprime tous les statuts particuliers avec effet au 1er janvier 1848.

La population de Fontarrabie passe à 3000 âmes.

Hendaye à env ..400 habitants

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Hendaye compte environ 470 habitants.

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Hendaye compte 438 habitants en 1846

1847  Déjà, en 1847, la faveur des bains de mer incitait le Préfet à ordonner aux municipalités de la Côte de :

« prendre des mesures pour que, chaque année, il ne soit pas constaté des accidents et souvent des malheurs. Des enfants, de grandes personnes même se jettent à la mer pour se baigner; enlevés par les vagues, ils périssent faute de secours, victimes de leur imprudence. Il serait à désirer que, dans chacune des localités dont le territoire est baigné par la mer, le maire pût envoyer sur la côte aux heures où l’on se baigne habituellement un ou deux bons nageurs avec mission de veiller sur les baigneurs, soit en leur indiquant les dangers qu’ils pourraient courir, soit en leur portant au besoin secours ou tout au moins qu’il y eût le plus souvent sur la côte quelque préposé qui interdira de s’y baigner, s’il n’est d’autre sûreté possible« .

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La Deuxième République, aussi appelée Seconde République, est le régime politique de la France du 24 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu’au sacre de Louis-Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1852, sacre amorcé -jour pour jour- l’année précédente par un coup d’État. Elle fait suite à la Monarchie de Juillet et est remplacée par le Second Empire.

Hendaye compte environ 466 habitants en 1851jh lalanne

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Hendaye compte environ 470 habitants.
1851 Création de la Commission de délimitation des Pyrénées pour établir les frontières entre la France et l’Espagne.

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1854
C’est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l’affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l’exemple que leur offrirent l’Empereur et l’Impératrice.
Bien avant son mariage, alors qu’elle n’avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner l’été à Biarritz, déjà centre d’attraction de la grande société espagnole.
Mariée en 1853, dès l’année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année 1856, où elle mit au monde le Prince Impérial, événement que Hendaye célébra fastueusement.
A Biarritz, Eugénie se baignait sur la grande plage; souvent elle aimait venir excursionner par ici, marquant une particulière prédilection pour Béhobie et Hendaye.
Cette vogue de Biarritz devait naturellement exciter l’envie des Hendayais d’autant plus que, plus près encore, Ciboure commençait à s’organiser pour l’accueil des baigneurs.
1854
La municipalité de Hendaye devient propriétaire du vieux fort moyennant la somme de 500 francs.
Les restes du fort serviront de carrière pour les particuliers et pour les travaux publics.

Incidents de pêche entre Hendaye et Hondarribia

Les intérêts commerciaux entre l’Espagne et la France étaient tels que, même pendant les guerres si fréquentes entre ces deux nations, il se faisait des traités de commerce entre ces localités. Les députés français et espagnols se réunissaient dans l’île des Faisans et convenaient de tous les articles de ces traités qu’on appelait « de bonne correspondance ».
Ces traités étaient ensuite ratifiés par les rois. Ainsi, pendant toute la durée des hostilités, les relations commerciales continuaient au grand profit de Hendaye qui assurait les échanges. Ces traités s’appliquaient aussi aux relations par mer. Le premier dont on ait trouvé trace porte la date du 29 octobre 1353. Il y en eut beaucoup d’autres par la suite jusqu’au XVIIIe siècle.
La mer, il paraît superflu de le dire, a toujours joué un grand rôle dans l’existence des Hendayais, qu’ils fussent marins ou pêcheurs. Le régime incertain des eaux de la Bidassoa n’ayant jamais permis d’y créer un port, les marins s’enrôlaient sur des navires équipés par les armateurs de Bayonne ou de Saint-Jean-de-Luz.
Quant aux pêcheurs qui étaient le plus grand nombre, ils pêchaient avec des embarcations en mer ou sur la rivière.
Mais l’accord ne régnait pas toujours entre eux et les pêcheurs espagnols. Les incidents étaient fréquents et se terminaient souvent d’une manière tragique. Voici la relation d’une affaire qui montre combien les rapports pouvaient être tendus entre les riverains des deux nations.
Les Espagnols prétendaient que la rivière leur appartenait sur toute sa largeur. Partant de ce principe et au mépris des revendications françaises, l’alcade de Fontarabie vint, le 23 janvier 1617, jusque sur le rivage d’Hendaye, à la poursuite d’un « malfaiteur », étant porteur de son bâton de justice. Arrêté à son tour, avec les bateliers qui le conduisaient, il fut envoyé par les autorités d’Hendaye au gouverneur de la province, M. de Gramont, qui les emprisonna à Bayonne jusqu’à ce qu’une enquête eût été faite.
Mais, avant qu’elle fut terminée, les Espagnols, usant de représailles, arrêtèrent et emprisonnèrent plusieurs pêcheurs français qui naviguaient paisiblement sur les eaux de la Bidassoa.
Ils firent plus; ils saisirent trois navires de Saint-Jean-de-Luz armés pour la pêche à la baleine qui, à cause du mauvais temps, s’étaient réfugiés dans la baie de Fontarabie.
L’affaire se compliquait. Le comte de Gramont signala la situation au roi Louis XIII qui traita la question par voie diplomatique.
Il donna l’ordre de relâcher les Espagnols contre remise des prisonniers français. Cet échange eut lieu le 4 mai 1617.
Mais, au moment où les pêcheurs français libérés abordaient sur la côte d’Hendaye, le château de Fontarabie leur envoya, en guise d’adieu, une volée de dix coups de canon. Personne heureusement ne fut blessé par ces décharges; mais l’une d’elles endommagea sérieusement le clocher de l’église.
Cette nouvelle affaire donna lieu à une seconde enquête suivie de longues conférences internationales dont le siège fut, comme toujours, l’île des Faisans. Les délégués français et espagnols n’avaient pas encore pu se mettre d’accord, lorsque les négociations pour la paix des Pyrénées commencèrent le 13 août 1659. Mazarin et don Luis de Haro abordèrent aussi la question de la Bidassoa, mais elle ne fut pas suivie d’une solution immédiate. Les négociations se poursuivirent entre d’autres plénipotentiaires et se terminèrent par un traité signé le 9 octobre 1685 et qui reconnaissait des droits égaux aux habitantsdes deux rives de la rivière. (N)
Aujourd’hui encore, en Guipuzcoa, le bâton est l’insigne des alcaldes et des agents de police. (n)
Depuis cette époque un stationnaire français et un stationnaire espagnol séjournent en permanence dans la Bidassoa. Leurs commandants veillent à l’exécution du traité et règlent de leur compétence les différends qui peuvent se produire. En ce qui concerne la pêche, à la saison du saumon et de l’alose, c’est-à-dire pendant les mois du printemps, et pour éviter les incidents entre pêcheurs français et espagnols, il fut décidé qu’ils pêcheraient à tour de rôle. Au coup de midi, à l’église d’Irun, un des stationnaires devait tirer un coup de canon et les pêcheurs de sa nationalité pouvaient seuls pêcher jusqu’au coup de canon de l’autre stationnaire le lendemain à midi, et ainsi desuite. Le règlement de1685 a été modifié à plusieurs reprises notamment en 1856, 1857 et 1879.

1851. Création de la Commission de délimitation des Pyrénées pour établir les frontières entre La France et l’Espagne.

1854  C’est à partir de 1854 que, sur la Côte, grandit l’affluence des baigneurs et des touristes, entraînés par l’exemple que leur offrirent l’Empereur et  l’Impératrice.

Bien avant son mariage, alors qu’elle n’avait que 24 ans, Eugénie de Montijo était venue, en 1850, avec toute sa famille, séjourner, l’été, à Biarritz déjà centre d’attraction de la grande société espagnole.

Mariée en 1853, dès l’année suivante elle y revint régulièrement avec Napoléon III, même au cours de cette année, 1856, où elle mit au inonde le Prince Impérial, événement que Hendaye célébra fastueusement

. A Biarritz, Eugénie se baignait sur la grande plage; souvent, elle aimait venir excursionner par ici, marquant une particulière prédilection pour Béhobie et Hendaye.

Cette vogue de Biarritz devait naturellement exciter l’envie des Hendayais d’autant plus que, plus près encore, Ciboure commençait à s’organiser pour l’accueil des baigneurs.

1854. La municipalité de Hendaye devient propriétaire du vieux fort moyennant la somme de 500 francs. Les restes du fort serviront de carrière pour les particuliers et pour les travaux publics.

 

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Plus récemment de nouvelles conventions ont modifié cette situation et rendu la pêche libre pour tous et en tous temps dans la Bidassoa.

1856
L’accord de 1685, un traité de délimitation de frontières, fut signé avec l’Espagne le 2 décembre 1856. L’article 9 stipulait que, depuis Chapitelacoarria, un peu en-dessous d’Enderlaza, jusqu’à l’embouchure de la Bidassoa, la frontière suivait le milieu du cours principal, sans changer la nationalité des îles, celle de la Conférence restant indivise entre les deux nations. La navigation, le commerce et la pêche sont déclarés libres sur les eaux de la Bidassoa (art. 29 et 21).
Tout barrage est désormais interdit (art. 23 et 24). Le pont de Béhobie, reconstruit à frais communs, appartiendra aux deux nations (art. 26).
L’éponge était ainsi passée sur de longs siècles de querelles ou de violences; les deux peuples voisins pouvaient désormais vivre côte à côte. Il est vrai que, la pêche n’étant pour ainsi dire plus pratiquée par les Hendayais, les motifs de discussion avaient à peu près disparu. Il est vrai aussi, que, du côté espagnol, on a eu à enregistrer souvent la violation des règlements frontaliers et qu’il n’est pas rare de voir, la canonnière française donner la chasse aux pêcheurs espagnols en maraude dans les eaux françaises. (OG)

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