1658 LIQUEUR DE HENDAYE

EAUX DE VIE

  

1658     Enfin Hendaye attache son nom à la fabrication d’une certaine eau-de-vie.

 C’est à Jean Darmore que revient la paternité de cette création

Le 20 novembre 1658, il rapporta de Bayonne une chaudière “ à fère eau-de-vye ”.

 La liqueur, improprement appelée “ eau-de-vie d’Hendaye ”, était en réalité un produit de la raffinerie de l’alcool soumis à une deuxième distillation. Son bouquet lui venait du fenouil, distillé en même temps que l’alcool. On ajoutait ensuite le sirop qui sucrait la liqueur en la ramenant au degré voulu. N’est-ce pas, en définitive, ce “ secret ” que M. Paulin Barbier recueillit en 1860 auprès de quelques anciens habitants et qu’il utilisa dans la restauration de la “ Véritable Liqueur d’Hendaye ”  liqueur de Hendaye ?

Malgré ses qualités, et malgré quelques débouchés coloniaux qu’elle s’était assurés à l’origine, cette eau-de-vie ne connut pas la fortune des grandes liqueurs françaises.

1725. L’Eau de Vie de « Andaye », très réputée, est mentionnée par écrit pour la première fois

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HISTOIRE  ENTIERE  DANS

 DOCUMENTS

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1644 Monseigneur d’Olce, évêque de Bayonne, approuve une Confrérie maritime de Sainte Anne, à Hendaye, avec sa chapelle dans les dunes. Constituée en société de secours mutuel comme la confrérie de San Pedro, elle n’en conserve pas le privilège, qui revient ici à l’Amirauté de Bayonne, de vérifier les rôles d’équipages payés à la part avec “ grosse aventure ” (avance aléatoire à 25 % d’intérêt), et fixe minimum garanti pour certains morutiers.

En 1647 , la marche vers la libération ayant été poursuivie, la deuxième étape s’achève. L’évêque érige une paroisse qui est mise sous le patronage de Saint Vincent

(F)

    Hendaye à une superficie de  7 hectares , et avec l’apport des Joncaux  26 hectares sera de 33 hectares.

1647 Avec l’accord du châtelain d’Urtubie et des jurats d’Urrugne, le 25 mai, la paroisse Saint-Vincent devient entité administrative séparée, alors que Biriatou dépend d’Urrugne jusqu’à la Révolution, et Béhobie jusqu’à maintenant.

1647   La séparation communale entre Hendaye et Urrugne fut concomitante à celle des paroisses.

Le 25 mai 1647, date de l’accord passé avec le Sire d’Urtubie au sujet de la paroisse, les habitants d’Hendaye et ceux d’Urrugne signaient une transaction dont les termes ne nous sont malheureusement pas connus, au sujet de l’administration des deux communautés.

 Des lettres patentes de novembre 1654 homologuèrent les statuts d’Hendaye.

 Auparavant, le bourg était administré par un syndic nommé par la municipalité d’Urrugne, puis, depuis le milieu du XVI » siècle, par cinq jurats élus par les habitants mais dépendant toujours de l’assemblée communale d’Urrugne.

Comment les Hendayais s’y étaient-ils pris pour obtenir le consentement de leurs concitoyens d’Urrugne qui s’étaient toujours montrés acharnés à  conserver l’intégrité de leur territoire, et n’eurent-ils pas à se heurter à l’opposition violente qui s’était manifestée à l’égard de Ciboure, dans des circonstances analogues, un demi-siècle auparavant ?

 En ce qui concerne la situation religieuse, la facilité avec laquelle ils triomphèrent des difficultés créées par le prieuré et l’empressement que mit l’évêché à répondre à leur requête laissent entrevoir une influence favorable de l’Evêque de Bayonne

. Mais, dans le domaine administratif, aucune influence de ce genre ne pouvait s’exercer utilement. Le résultat fait honneur à la diplomatie des Hendayais. Ils ne s’en tinrent pas là, et, sous prétexte de se protéger des incursions de leurs voisins espagnols sur l’Ile des Joncaux qui dépendait de la nouvelle commune, mais que les Hendayais ne pouvaient atteindre sans traverser le quartier de Zubernoa, ils réclamèrent en 1689 l’annexion de ce quartier.

Un accord fut passé à cet effet ; mais la question du partage des terrains communaux en ajourna l’application. jusqu’à la fin du XIXe siècle.

 Nous avons dit qu’à l’origine le bourg d’Hendaye était surtout peuplé de cultivateurs. Alors comme aujourd’hui, l’objet principal de l’exploitation rurale était le bétail à cornes et la culture du blé et du maïs.

Mais, si certains Hendayais restaient attachés à la terre, très vite d’autres s’affirmaient comme d’excellents marins dont Joannès de Suhigaraychipy, dit Croisic, et Etienne Pellot furent les plus célèbres.

 Bien qu’ayant moins de panache que la piraterie, la pêche en haute mer exerçait un attrait sur les Hendayais et était non moins exempte de profit

. La pêche à la baleine et à la morue étaient pratiquées couramment.

Une autre source de profit pour les Hendayais résidait dans le transit de marchandises. Entre leurs mains passent de l’huile, du réglisse, du saumon, de la morue, des sardines, du jambon, de la cire, des articles de quincaillerie et de mercerie

 

Nombre de feux en 1650  

   Pour estimer le nombre d’habitants d’après celui donné en feux on peut appliquer le coefficient multiplicateur 5. Ainsi pour une population de 34 feux on obtient 170 habitants   :   égalerait 1250 habitants

 

1653 Le 4 juillet des lettres patentes de Louis XIV ratifient l’accord de bonne correspondance autorisant sous passeport le trafic des barques et marchan­dises entre le Labourd et le Guipuzcoa.

Depuis 1516 ce privilège toujours renouvelé (1667, 1675, 1690, 1719) repre­nait les accords traditionnels sauvegardant les relations côtières en paix comme en guerre et datés de 1236 à 1446 pendant la période anglaise, par exemple ceux de 1294, 1306, 1309, 1311, 1328 ou ce traité du 21 décembre 1353, confirmé le 9 juillet 1354, par lequel Bayonne et Saint-Sébastien s’interdisaient réciproquement les saisies en mer.

1654   Par lettres lettres patentes le roi consacre en novembre la séparation communale. Comme dans toutes les paroisses du Labourd, il y a toujours 5 jurats élus

.1662 On ne cite que 4 noms de jurats de Hendaye, chargés d’un rapport sur les limites de leur juridiction le 27 novembre de cette année, et le 23 décem­bre de la suivante le roi constitue Hendaye en place de commerce en accordant à ses jurats d’organiser un marché par semaine et 2

foires par an

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