16eme Siecles

 

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LE XVI  IÈME SIÈCLE  :  La guerre de Course

Le XVI Ième siècle de notre histoire est dominé par les conflits qui affrontent l’Espagne à la France et à l’Angleterre pour des motifs politiques et religieux: les guerres et les paix successives amorcées par les rois Charles V et Philippe II entre les deux royaumes sont fréquentes, et auront parfois la mer comme cadre.
Les corsaires basques ne seront donc pas étrangers à ces fluctuations: ils y prendront plutôt une part active, soit grâce à leurs lettres de marque, soit en agissant pour leur propre compte.
En règle générale, nous pouvons considérer le XVIème siècle comme le premier siècle où les corsaires basques commencèrent à agir sous une réglementation bien définie 

 Les corsaires du Labourd furent les plus importants de tout le Pays Basque; ils opéraient dans toutes les eaux, avec ou sans permission, et ils arrivèrent même à s’immiscer dans le domaine de la piraterie. Les corsaires basco-français les plus renommés de ce siècle furent Duconte, Harismendi et Dolabarantz.

 On signa donc un accord à Hendaye en 1536 entre les deux parties voisines, qui instaurait une clause très pragmatique selon laquelle les deux parties s’engageaient à ce que, si leurs rois respectifs se déclaraient la guerre, ceux d’entre eux qui recevraient les premiers l’ordre de guerre ou les lettres de marque devraient en aviser rapidement l’autre partie sur ce qu’ils allaient faire.

 

 

François Ier

 vers 1527 par Jean Clouet

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François Ier (1494 – 1547), , est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547.

 Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Sur le plan militaire  le règne de François Ier est ponctué  nombreuses de guerres en Italie

Il a un puissant rival en la personne de Charles Quint et doit compter sur les intérêts diplomatiques du roi Henri VIII d’Angleterre

L’antagonisme des deux souverains catholiques a de lourdes conséquences pour l’Occident chrétien

 Il facilite la diffusion de la Réforme naissante et surtout permet à l’Empire ottoman de s’installer aux portes de Vienne

En 1525 Au cours d’une de ces guerres  d’Italie il est fait prisonnier  à Pavie
Alors que les canons français  mettent à mal les ennemis espagnols  le roi, dans la précipitation et l’impatience de vaincre, se lance au galop à l’assaut des rangs adverses. De peur de blesser le roi, les tirs de l’artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L’armée de François Ier est complètement massacrée, pendant que le roi est fait prisonnier avec plusieurs de ses généraux. François Ier sera enfermé à la chartreuse de Pavie puis transféré en Espagne où il deviendra l’otage de Charles Quint

Afin d’être libéré il signe le traîté de Madrid le 14 janvier 1426

.  Il s’engage alors à céder la Bourgogne et à renoncer à toutes ses prétentions sur l’Italie,et surtout à verser la rançon pharamineuse  de 1 million deux cent mille écus d’or représentant une fois et demi le budget de la France

 Ses deux enfants resteront prisonniers en Espagne en attendant la remise de cette rançon. Tout celà aura lieu à Hendaye à l’île des faisans,    le 1 juillet 1530

. François Ier s’empressera de renier cet accord et s’alliera avec les princes italiens et le pape au sein de la Ligue de Cognac, contre Charles Quint. Il s’alliera même avec le sultan ottoman Soliman le magnifique qui arrivera jusqu’aux  portes de Vienne

Et La guerre reprendra aussitôt.

 

La RANCON

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Charles-Quint avait proposé à François 1er la restitution de Fontarabie en échange de Tournai qu’il assiégeait.

Mais cette offre fut dédaignée. Tournai tomba bientôt au pouvoir des Impériaux, Fontarabie resta pendant près de deux ans en la possession des Français, jusqu’au moment où les Espagnols, étant parvenus à franchir la rivière à Béhobie, ravagèrent le Labourd et le Béarn sans pouvoir s’emparer de Bayonne, mais se fixèrent le long de la rive droite de la Bidassoa.

La garnison de Fontarabie, déjà affaiblie par la trahison de Philippe de Navarre qui était passé à l’ennemi avec les troupes qu’il commandait, et dès lors privée de toute communication avec le reste des troupes françaises, se rendit aux Espagnols le 24 Mars 1524.

 

La Défaite de Pavie

Château vieux Bayonne

 

La Rançon à Bayonne 

1.200.000 écus d’or

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un événement exceptionnel au Château Vieux :

dépôt de la rançon des enfants royaux

François Ier, fait prisonnier à Pavie le 24 février 1525, fut libéré par le traité de Madrid de janvier 1526. Aux termes de ce traité, outre l’abandon du Milanais, de la Bourgogne et des villes de la Somme et la promesse d’épouser Eléonore d’Autriche, sœur de Charles Quint, le roi de France s’engageait à verser la fabuleuse rançon d’un million deux cent mille écus d’or. En outre, il rendait à l’empereur une fleur de lys enrichie de pierres précieuses et accompagnée d’une parcelle de la vraie croix, ayant jadis appartenu au père de Charles Quint puis au roi Henri VIII d’Angleterre, qui l’avait offerte à son filleul, le duc d’Orléans.

En attendant le versement de cette rançon, les deux enfants royaux, le dauphin François âgé de 10 ans et son frère puîné, Henri âgé de 8 ans, seraient remis en otage aux Espagnols.

La reine mère, Louise de Savoie, les accompagna à Bayonne où elle fut reçue en grande pompe le 15 mars 1526.

Le 17 mars, François Ier franchissait la Bidassoa et à peine sur le sol de France il s’écriait “ Je suis encore le roi de France… ”, bien décidé à ne pas appliquer le traité de Madrid. Les enfants de France, que François Ier avait embrassés et bénis en leur promettant de venir bientôt les reprendre, débarquèrent alors en Espagne accompagnés de quelques seigneurs que les Espagnols renvoyèrent du reste rapidement. En fait de prochaine libération annoncée par leur père, les deux jeunes hommes restèrent quatre ans prisonniers de Charles Quint et ne retrouvèrent leur liberté au milieu de la Bidassoa que le 1er juillet 1530, un an après le traité de Cambrai qui mit fin à la guerre entre Charles Quint et François Ier.

 

• La sévère captivité des enfants de France

Les deux enfants sont mis en prison, d’abord à la forteresse de Berlanga puis au lugubre château féodal de Pedrazza de la Sierra dans la province de Segovie. Ils disposent de deux pièces d’un total inconfort, glaciales l’hiver, étouffantes l’été, sans aucune tendresse, aux fenêtres munies de barreaux. Privés de domesticité française, ils en oublient leur langue maternelle au point que Bodin, huissier de Louise de Savoie, venu leur annoncer leur prochaine libération, est obligé, à leur demande, de s’exprimer en espagnol.

Isabelle de Portugal, la jeune épouse de Charles Quint, informée de ce cruel régime imposé aux jeunes princes, essaya d’adoucir leur sort mais sa discrète intervention se limita à la distribution de vêtements dont avaient bien besoin les jeunes captifs. 

Rassemblement de la rançon

Le maréchal Anne de Montmorency, grand maître de l’artillerie, compagnon de captivité de François Ier, est désigné pour rassembler à Bayonne l’énorme rançon qu’il aura quelques difficultés à accumuler.

Le maréchal arrive à Bayonne le 22 mars 1530, accompagné de l’archevêque de Bourges, François Tournon, de deux généraux aux finances et d’une importante suite.

Pour collecter cette énorme somme, il envoie des messagers dans tout le royaume et les contributions des diverses provinces sous forme de dons ou d’impositions ne parviennent qu’au bout de trois mois au Château Vieux, où elles sont entreposées en toute sécurité en attendant leur livraison à l’Espagne,

Dans deux grandes salles du Château côté nord, on entasse les écus d’or sur de grands tapis verts étendus à terre. Afin de faciliter des comptes des trésoriers, les fonds de l’épargne sont déposés dans une pièce et ceux des dons dans l’autre. L’appel en faveur de la libération des enfants royaux est si bien entendu que le 29 avril on a dépassé le montant de la rançon et qu’on doit renvoyer à Bordeaux un excédent de cent mille marcs.

Le décompte, en présence des Espagnols, va s’avérer difficile en raison de la complexité de ce trésor comprenant les pièces les plus diverses, allant de l’écu royal au florin ou au ducat, et de la méfiance du scrupuleux délégué espagnol. Cette méfiance sera d’ailleurs justifiée par une supercherie qui, au dernier moment, faillit remettre tout en cause. Mais à ce sujet, laissons la parole au commandant de Blay :

“ Les délégués de l’Espagne sont alors appelés pour constater l’existence de la somme et vérifier les divers bordereaux. Don Pedro, connétable de Castille, muni des pleins pouvoirs pour représenter l’empereur, attendait à Fontarabie que la rançon fût prête, il avait envoyé à Bayonne Don Alvaro de Lugo et le trésorier des Flandres pour procéder aux vérifications. Pendant plus de deux mois, les commissaires comptent et pèsent. Don Alvaro de Lugo n’est pas aisé à contenter. Il est vrai que dans la quantité des pièces d’or, il y en a de fausses, et un plus grand nombre de poids insuffisant ; de là un déficit qui monte à quarante mille écus. La somme est forte et l’on attribua à la cour cette supercherie au chancelier du Prat. Le grand maître hésite à payer ce supplément ; il en réfère à François I » qui l’autorise à fournir l’appoint nécessaire. ”

La sécurité de cet important trésor était assurée par le sénéchal d’Agenais qui avait amené avec lui cent archers de ses gardes du corps, choisis parmi les plus sûrs. Le dispositif est en ordre, complété par les trois cents hommes de guerre à pied de la gar­nison de Bayonne, sur les ordres du gouverneur Saint-Bonnet.

Quatre années furent nécessaires pour se procurer les douze cent mille écus d’or qui devaient constituer la rançon.

  Quand  la reconaissance fut terminée on s’occupa de fixer la date à laquelle se ferait l’échange. Après bien des pourparlers on convint du 1er juillet 1530 et il fut décidé qu’on observerait le même cérémonial que pour l’échange de François 1er et des enfants. Ceux-ci étaient accompagnés, à leur retour, d’Eléonore d’Autriche, sœur de Charles Quint, qui devait épouser le roi de France.

Anne de Montmorency, grand-maître et maréchal de France et gouverneur du Languedoc, avait été chargé par François 1er de la remise de la rançon à l’Espagne.

 

L’OR  CONTRE

Messieurs les Enfants

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• Transport de la rançon,

 Libération des enfants, entrée en France de la reine Eléonore

L’acheminement vers la frontière d’un convoi de trente mulets, chacun de quarante mille écus, et d’un trente et unième porteur de la fameuse fleur de lys et des bordereaux, peut susciter des convoitises. Il n’est pas à l’abri d’un coup de main, aussi est-il entouré d’un imposant dispositif de sécurité confié au sénéchal d’Agenais que ne quitte pas Don Alvaro.

Le convoi se met en marche le 30 juin escorté de cent hommes de guerre à pied, suivi, deux heures après son départ, de trois cents hommes d’armes. Ce convoi rejoint Montmorency à Saint- Jean-de-Luz qui l’y a devancé avec une importante troupe.

Le 1er juillet 1530, avant l’aube, cinquante cavaliers partent en éclaireur sur la route de Hendaye et à 7 heures du matin le convoi atteint les bords de la Bidassoa, pensant profiter de la pleine mer pour traverser le fleuve et procéder à l’échange. Mais Don Pedro n’est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu’une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d’enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria.

 

Le convoi qui la transportait arriva à Saint-Jean de Luz le jeudi 30 juin 1530 à une heure de l’après-midi. Montmorency était accompagné du cardinal de Tournon, de don Alvaro de Lugo, délégué espagnol, et d’un grand nombre de gentilshommes. Trente mulets portaient les coffres contenant les écus ; ils étaient accompagnés de cent hommes de pied, sans armes, chargés de les conduire.

De crainte d’une surprise, de sérieuses mesures de précaution avaient été prises. Le convoi était escorté de six archers, de trois cents hommes d’armes sous le commandement de M. de Saint-Bonnet, gouverneur de Bayonne, et de deux cents cavaliers sur des chevaux d’Espagne. Toutes ces troupes avaient des chausses aux couleurs de la reine Eléonore, c’est-à-dire jaunes, noires et blanches. A leur arrivée à Saint-Jean de Luz, les coffres furent déposés à l’hôtellerie de l’ ”Etoile sur le sable ”, sous bonne garde. Montmorency lui-même, qui avait conscience de sa responsabilité, ne les perdit pas de vue et ne se coucha pas de la nuit.

Le pont reliant Saint-Jean de Luz à Ciboure avait été gardé depuis la veille par dix archers et la circulation avait été interdite au public. Par mesure de prudence, des postes de soldats avaient été échelonnés le long de la route de Ciboure à Hendaye.

A huit heures du matin, le convoi se remit en marche à peu près dans le même ordre que la veille. Il était précédé par des gens de pied commandés par les capitaines Saint-Estève, Olergui et Montault. Puis venaient les mulets suivis de quarante gentilshommes et de cent cinquante hommes d’armes à cheval armés de lances ; enfin arrivait le grand-maître Montmorency, revêtu d’une robe de cheval de velours noir chamarrée de gros fils d’or, monté sur un destrier d’Espagne très ardent et portant sur la tête un panache à ses couleurs. Suivaient les seigneurs et leurs gens.

Par suite de circonstances diverses et de malentendus provenant de la méfiance réciproque des Espagnols et des Français, les choses ne se passèrent pas à Hendaye ainsi qu’il avait été prévu !. Mais Don Pedro n’est pas au rendez-vous.

Averti par un espion qu’une imposante troupe française de cinq cents hommes à cheval et trois mille hommes de pieds se trouverait à Saint-Jean-de-Luz, dans le but d’enlever les enfants de France et de récupérer la rançon, le connétable de Castille, qui le matin avait amené ses précieuses personnes sur les bords de la Bidassoa, devant ce danger, les a repliées à Renteria

.Eléonore, qui le 20 mars a épousé François Ier par procuration, pressée d’entrer en France, intervient alors vigoureusement auprès de Don Pedro et l’échange a lieu dans la journée au milieu de la Bidassoa.

 Il en résulta un retard important dans la remise des coffres contenant la rançon, et la reine et les princes, qui auraient dû débarquer à Hendaye dans la matinée, n’y arrivèrent que fort tard dans la soirée.

 Ils en repartirent tout de suite pour Saint-Jean de Luz où ils arrivèrent à onze heures du soir.

le retour

La reine et les enfants royaux passèrent la nuit à Saint-Jean de Luz. Ils firent le lendemain leur entrée solennelle à Bayonne, la reine dans une literie recouverte d’un drap d’or et les jeunes frères montés sur des chevaux blancs. Accueilli par le corps de ville en grande pompe et sous les salves une heure durant des canons des remparts et des châteaux, le cortège entouré par soixante-dix ecclésiastiques porteurs de torches fit son entrée dans la cathédrale où fut entonné un Te Deum Laudamus.

Le soir, la reine assista à une comédie et le 3 juillet avec les jeunes princes, elle quitta Bayonne pour Bordeaux où l’attendait son royal époux.                            (N)

 

ECUS  D’OR AU SOLEIL

Exemple d’Ecu d’or frappé sous le règne du roi Louis XII  FRANCE ROYALE, Louis XII (1498-1514), AV écu d’or au soleil,

  Droit : Ecu de France couronné sous un soleil

. Revers : Croix fleurdelisée 

 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

Quelques années plus tard, en 1534, Bayonne reçut Antoine de Bourbon, roi de Navarre, récemment nommé gouverneur de Guyenne, accompagné de son épouse Jeanne d’Albret, parents du futur Henri IV, qui descendirent vraisemblablement au Château Vieux.

Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en 1539.

Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en 1565.

 

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Eléonore était dans une litière d’or frisé ayant auprès d’elle le Dauphin et le duc d’Orléans. Elle était suivie par un petit nombre de gentilshommes espagnols, mais ses demoiselles d’honneur étaient nombreuses et magnifiquement habillées. Montées à la mode du Portugal sur des haquenées luxueusement harnachées et caparaçonnées de velours, elles suivaient la litière deux à deux. Aux portières se tenaient, sur leurs mules aux harnachements dorés, d’un côté le cardinal de Tournon, de l’autre l’évêque d’Aire.

Quand le cortège fut en vue de Saint-Jean de Luz, cinq cents jeunes gens allèrent à sa rencontre avec chacun une torche allumée et formèrent autour des illustres voyageurs une pittoresque et resplendissante escorte. A son arrivée au pont, la reine y trouva le bayle, les jurats, les notables, et le clergé avec la croix et l’eau bénite, tenant tous une torche allumée. Le peuple se pressait en foule autour d’eux, les femmes “ portant un habillement avec de grans cornes sur la teste, au nombre de vingt-cinq ou trente, ce qui était la coiffure du pays ”. De tous côtés dans la ville et ses alentours on percevait des feux de joie devant les maisons, même celles des plus pauvres.

Le bayle fit sa harangue et le clergé chanta le “ Te Deum laudamus ”, tandis que le peuple ne cessait de crier ”France, France, vive le roi, vive la reine et Monseigneur le Dauphin ”.

Eléonore arriva ainsi escortée au logis qui lui était réservé et descendit de sa litière en tenant les petits princes par la main.-

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 vers 1100  Fontarrabie Les réduits nord de la poudrière seraient les vestiges de ce château fondé peut-être par Sanche abarca sous le régne de Sanche le savant et les deux fenêtres en lancettes encadrant sa grande porte sont du même style  gothique primitif

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Par contre Charles Quint se rendant à Gand, châtier les Gantois en révolte, ne fit que passer à Bayonne en 1539.

Mais, insigne honneur pour une bonne ville du royaume, Bayonne allait recevoir la cour de France un mois durant en 1565.

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1501 Premier tarif conservé des droits à la Lonja ou douane de Fontarabie. 

1509 La juridiction du Parlement de Bordeaux s’exerce en matière de sorcelle­rie sur Hendaye, et le tambourinaire Ausugarto, Domingina Maletena et Marie de la Parque (Laparca) à 20 ans, sont entre autres brûlés par le conseiller de Lancre, puis Catherine de Barrendéguy le 3 septembre 1610 à Bordeaux. 

1509 Les Hendayais arment leur tour plusieurs fois ébrêchée et colmatée, de 3 canons battant l’eau et le fort d’en face, et une autre tour française est entreprise à Béhobie, sans suite. 

1509. La tour de Hendaye, reconstruite, l’artillerie de la forteresse de Fontarabie la démolit.

Le corregidor de Guipúzcoa traverse la Bidassoa muni de sa barre de justice, signifiant la souveraineté espagnole sur la rivière et la rive droite par elle mouillée, pour s’entretenir avec le sénéchal de Lannes à propos d’un différend sur le trafic commercial sur la Bidassoa.

En 1510 les habitants de la rive droite de la Bidassoa navigueront avec des barques sans quille d’après la sentence prononcée à l’unanimité par une commission mixte franco-espagnole qui ne se prononce pas sur la propriété de la rivière: espagnole d’après Fontarabie, partagée entre les deux royaumes d’après le seigneur d’Urtubie

1510 Après les saisies du trafic navarrais en juin et septembre, et une entrevue fin 1509 entre le sénéchal des Lannes et le corrégidor de Guipuzcoa tra­versant avec sa vara ou barre de justice en signe de souverainté sur la rive française, une seconde commission mixte est composée de :

Me Mondot de la Martonie, président du Parlement de Bordeaux.

Me Guillaume de Laduchs, sénéchal des Lannes (de Bayonne).

Don Cristóbal Vasquez de Acuña, du Conseil de Castille.

Don Francisco Tellez de Ontiberos, corrégidor de Guipuzcoa (à Tolosa).

Ne se prononçant pas sur la souveraineté que Fontarabie proclamait exclusivement espagnole et que le châtelain d’Urtubie réclamait mi-fran­çaise et mi-espagnole, leur sentence du 10 avril à Saint-Jean-de-Luz recon­naissait un usage commun du fleuve, avec un port à Hendaye mais sans l’usage de barques à quille.

1510 A la suite d’une saisie du trafic navarrais par Pierre de Bouniort, remettant en question la sentence provisoire, la commission réunit en 1511 les mêmes Espagnols avec Me Compaignet d’Armendaritz et Me Jean d’Ibarrole, et elle en est encore là en 1520 avec toujours les mêmes Espa­gnols et Jean de Calvimont et François Cadenet, conseillers au Parlement de Bordeaux.

Construction rive gauche d’un Château fort en Face du gué de Béhobie -appelé plus tard Gasteluzar- ordonné par Ferdinand le Catholique.

1512 Ferdinand est roi catholique, allié à Henri VIII, roi d’Angleterre ; Louis XII est roi de France allié à Jean d’Albret, roi de Navarre.

Jean d’Albret et le Duc d’Angoulême, futur François 1er de France, revenant d’assiéger le duc d’Albe à Pampelune, passent sur la Bidassoa par les cols de Velate et de Maya, et les Anglais débarqués à Passages de Fontarabie se rembarquent après avoir dévasté Hendaye. Une trêve d’un an est signée à Urtubie le 1″ » avril 1513.

 

 

 

 

La Navarre, c’est la France ! Depuis qu’une noblesse de Champagne y régna, les châteaux sont d’une architecture plus semblable aux castels français qu’aux casas y torres des hidalgos castillans voisins ; ainsi en atteste le Palais des rois de Navarre,

 

 

La petite Navarre était une proie facile pour le Royaume espagnol,

Le roi de Castille Ferdinand II d’Aragon, après la victoire sur les musulmans était devenu le maitre de la presque totalité de la péninsule Ibérique. Manquait la Navarre qui depuis la mort sans descendance de Sancho  VII – el grande – était passée par héritages successifs,  depuis Thibault de  Champagne ,

—– Ce royaume médiéval (Haute-Navarre) fut conquis en 1512 par le royaume d’Aragon et de Castille- et fut intégrée en 1516 dans l’actuel royaume d’Espagne

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les ACTEURS

     

                            Henri II                Jeanne d’Albret         Antoine de Bourbon          Henri IV

Rois et Reine de NAVARRE

Soutenus par la France

   

                                            Ferdinand II                    Charle-Quint              Isabelle la Catholique

 

 

Les PRETENDANTS

La Castille et l’Aragon

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L’origine de ce royaume fut le Royaume de Pampelune (Reino de Pamplona), puis celui de Navarre fondé en 821 par Eneko Arista, premier roi de Navarre, fondateur d’une dynastie qui régna sur la Navarre jusqu’en 1234.  Le dernier roi  basque fut Sancho VII – el grande –  qui mourut sans descendance directe –

Avec   son  neveu et successeur , en  1234 Thibaut de Champagne, commence une séries de  nouvelles dynastie Franco-Navarraise

Soit 16 dynasties Navarraises suivies de 21 dynasties Franco/Navarraises

Maison de Champagne-Capétiens-Evreux-Trastamare-Foix-Albret-Bourbon-

 qui se succèderont jusqu’à l’intégration de la partie nord-pyrénéenne dans le Royaume de France

 et dans celui d’Espagne de la partie du sud des Pyrénées.

La Navarre ( Nafarroa en basque, )  

 Ce royaume médiéval (Haute-Navarre) fut conquis en 1512 par le royaume d’Aragon et de Castille- et fut intégrée en 1516 dans l’actuel royaume d’Espagne

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Tout ceci ne se fit pas sans drame, et sans conséquences pour Les Hendayais subirent le contrecoup des guerres de Navarre, lorsque Ferdinand le Catholique s’empara en 1512 , de la partie des Etats de Jean d’Albret ( Roi de Navarre ) située au sud des Pyrénées

On connait les tentatives du roi de Navarre pour reconquérir ses possessions, en 1512 et en 1521. Après cette dernière, Henri II dût se résigner à ne conserver de son royaume que la << mérindad d’Ultra-puertos >>appelée de nos jours, Basse-Navarre.

Si les principales opérations de cette campagne eurent d’autres régions pour théatre, la vallée de la Bidassoa n’en subit pas moins le contrecoup des hostilités.

 1513 une armée anglaise alliée de l’Espagne, occupa pendant quelques jours Hendaye au grand dommage de ses habitants.

.Pendant les années qui suivirent, le calme régna dans le pays jusqu’au jour où en 1521, lors de la seconde guerre de Navarre l’amiral Bonnivet fit une diversion dans le Guipuzkoa.

 Après avoir pris le fort de Béhobia de construction récente, il s’empara de Fontarrabie .

 Cette place resta en possession des  Français jusqu’en septembre 1523 et fut reprise alors par les armées de Charles-Quint.

 Hendaye se ressentit de ces opérations car elle fut souvent traversée par des convois de troupes, de ravitaillement, de munitions et aussi par les incursions des Espagnols qui faisaient des razzias dans le Labourd.

 Ce n’est qu’après  la reprise de Fontarrabie par les Espagnols et lorsque les hostilités eurent  été portées ailleurs ,que les Hendayais connurent une longue période de paix. 

Depuis 1425 la guerre civile sévit en Navarre..

Pour de multiples raison la noblesse Navaraise  se divise en deux : les Beaumontais et les Agramontais. Il s’en suit une période de troubles et de violences. Une guerre civile. dont seule la Basse – Navarre échappe
Ferdinand d’Aragon devenu entre temps roi d’Aragon et de Castille, avec l’aide de Rome , finit par imposer temporairement la paix aux deux parties en partageant entre elles les charges du royaume.
La mésentente aidant, la guerre civile reprend  : elle ne s’achèvera que par l’invasion et l’occupation de la Navarre par la Castille en 1512.  .
Cette conquête est facilitée par deux évènements importants
– une partie de la noblesse navarraise est passée du côté de la Castille, en échange de promesses de titres et de carrières dans l’armée et l’administration castillanes.
– Rome dépouille les souverains navarrais de toute légitimité après que le pape ait rédigé une bulle qui excommunie les « Basqites cantabres »;
.Depuis 1492 et la fin de l’occupation musulmane l’existence du Royaume de Navarre est une  entrave à l’ambition de la Castille qui veut devenir une puissance mondiale et réaliser l’unité de la péninsule ibérique.

 Les souverains de Navarre résideront désormais à Pau en Béarn

    Jean III  de NAVARRE  (1484-1516)  tente de reconquérir son royaume, une première fois en 1512, mais échoue malgré une aide timide française, et une deuxième fois en 1516, date à laquelle il meurt.

1521 Son fils Henri II de Navarre obtient l’appui du roi de France
François Ier, qui est opposé à Charles Quint, mais qui préfère ne pas l’affronter directement (voir sixième guerre d’Italie. Il fournit une armée à Henri II sous le commandement de Lesparre.
Cette armée, forte de 12 000 hommes commence par prendre le 15 mai, après trois jours de siège, Saint-Jean-Pied-de-Port (15 mai 1521) qui commande l’accès à l’Espagne par le col de Roncevaux.
 L’offensive franco-navarraise bénéficie d’une révolte en Castille, qui oblige les Espagnols à dégarnir leurs défenses
.Profitant de la révolte des communeros , Henri d’Albret continue son offensive
. Le 19 mai, la ville de Pampelune  se rend, ainsi que son château, quelques jours plus tard.
Lesparre continue sa campagne, s’empare de la Rioja et met le siège devant Logroño
. Mais l’armée castillane a battu le 21 avril les villes révoltées à Villalar.
 Devant son avancée, elle lève le siège, recule vers Pampelune, et campe au sud de la sierra de Erreniega qui barre le passage vers la capitale navarraise.
 L’armée espagnole contourne le col de Zubiça de nuit par un sentier muletier.
. Elle établit son campement au nord de la sierra, et coupe la retraite à l’armée française.
Lesparre doit affronter les Espagnols pour rejoindre la capitale de la Navarre.
 Il se trouve en infériorité numérique, et commet l’erreur de ne pas attendre le renfort des 6 000 hommes qui sont restés à Pampelune et dans les environs, ainsi que les 2 000 hommes qui se trouvent vers Tafalla.
Deux heures avant le coucher du soleil, il fond sur le camp espagnol, et le bouscule quelque peu.
 Mais la cavalerie espagnole soutient son infanterie qui commençait à reculer.
 Les fantassins castillans s’emparent de l’artillerie française, avant d’enfoncer le reste de l’armée qui est mise en déroute en moins d’une heure.
L’armée franco-navarraise compte plus de 6 000 morts, et de nombreux prisonniers, dont son chef
.La résistance des Navarrais a été acharnée, elle se termine en juillet 1522 à Maya (Amaiur), où des Basques de toutes les provinces sont venus défendre les souverains navarrais.
 La répression est féroce Les élites aristocratiques, religieuses et intellectuelles qui n’ont pas rallié les Castillans sont supprimées ainsi que les minorités musulmanes et juives qui se trouvaient en Navarre.
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Conséquences

Cette défaite clôt une importante tentative de reconquête de la Navarre, qui ne subsiste plus qu’à travers la Basse-Navarre
.En 1527 Une nouvelle tentative de reconquête de la Navarre ne réussit que partiellement  , avant que Charles Quint abandonne l’idée de conquête de la Basse-Navarre.
 Craignant de nouvelles revendications sur la Haute-Navarre, Charles Quint fait proclamer son fils Philippe roi de Navarre par les États de Navarre.
La Navarre est dès lors séparée en deux entités : la Haute-Navarre (aujourd’hui Communauté Forale de Navarre, en Espagne), où un vice-roi représente le roi d’Espagne, et la Basse-Navarre, où le roi légitime ne possèdera qu’une petite vallée.
Ces évènements ont provoqué un débat qui dure depuis presque cinq siècles.
 La version officielle nie qu’il s’agît d’une conquête et relativise la viabilité de la Navarre comme État indépendant.
 Ils insinuent que la Navarre était au bord de l’effondrement et que, de ce fait, l’intervention espagnole s’est limitée à accélérer l’inévitable
. Ils en sont arrivés à affirmer que l’invasion a été providentielle parce qu’elle a sauvé la Navarre de la mainmise du royaume de France ou de se saigner en une interminable guerre civile.
On nous a parlé de pactes, d’annexions librement consenties, de redditions volontaires.
 Mais tous ceux qui ont analysé honnêtement les faits, sont parvenus à la même conclusion: ce fut une invasion.
Assimilant le royaume de Navarre à un État basque indépendant, les nationalistes basques voient dans cette bataille la fin des libertés pour le peuple basque, et le début de “ la régression culturelle ” basque.
 Un monument a été élevé à Noain, en souvenir de cette bataille, et les partisans de l’indépendance du pays basque s’y réunissent tous les ans en juin pour fêter l’indépendance du pays basque

Il y eut ensuite deux autres tentatives de reconquête de la Navarre, l’une par Henri II en 1527, l’autre par Antoine de Bourbon en 1559. Elles échoueront toutesles deux.
 

BATAILLE DE NOAIN

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. La première bataille de San Martial, le 30 juin 1522, dans laquelle le bataillon du peuple d’Irun, celui même qui évoluait pendant les démonstrations armées statutaires, plus 24 cavaliers d’Irun, menés par les capitaines bidasoans, Juan Pérez de Azcue et Miguel de Ambulodi et soutenus en outre par 200 cavaliers de la cavalerie du Capitaine Général Don Beltrán de la Cueva, qui était en garnison à Saint-Sébastien, et que les capitaines irunais durent convaincre pour qu’il intervienne dans une entreprise qu’ils voyaient très difficile.

Cette troupe vainquit les troupes du roi de Navarre, qui disposait de l’appui du roi de France, composées d’un contingent de 3 500 lansquenets (lansquenetes) et d’un bataillon de 1 000 Labourdins, qui essayaient de reconquérir le royaume de Navarre. De leur côté, les Castillans comptaient 1.000 lansquenets (mercenaires allemands habituels en ces temps-là).

 

 

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En 1519 Charles Quint est désigné empereur et devient maître de l’Allemagne.

François 1er qui était candidat, avait dépensé une fortune pour acheter le vote des électeurs, 400 000 écus ( une tonne et demie d’or) mais Charles Quint lui  avait signé des traites à valoir après son élection pour 851 000 florins (2 tonnes d’or).

Les électeurs empochèrent des deux cotés et François ne fut donc pas élu.

C’était un début.

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1521 Au recensement on compte 300 habitants à Fontarabie, plus la garnison et non compris Irun, Lezo et Passages.

1521 Charles Quint est empereur en Espagne et François 1er roi de France.

 

L’amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet, gouverneur de Guyenne, passe sur la Bidassoa par le Col de Maya avec 7 000 hommes, s’appuie sur Biriatou pour prendre le fort Gasteluzar, brûle tout Irun et affame Fontarabie, où Diego de Vera capitule le 15 octobre après 10 jours de siège.1521 ..

.Avec 3 000 gascons, Jacques du Lude reste dans la place, contre D. Pedro de Urdanibia embusqué à Irun.

1521. L’amiral Bonnivet qui a traversé la Bidassoa, pris Gasteluzar, incendie Irun . Il s’est rendu maître de Fontarabie et il  décide la construction d’une autre tour de défense sur la rive hendayaise.

 

1522 D. Beltran de la Cueva, vice-roi de Navarre et capitaine général de Guipuzcoa, futur duc d’Albuquerque, bloque Fontarabie et l’alcalde et capitaine Ochoa de Asua occupe Gasteluzar depuis avril.

 Pierre de Semper (Saint Pée) et le sire d’Urtubie passent la Bidassoa avec les 1 000 hommes de la milice du Labourd et des mercenaires allemands, et s’installent en haut d’Aldabe.

 Juan Perez de Azcue et Miguel de Ambulodi avec chacun 400 guipuzcoans les délogent de nuit le 30 juin, Don Beltran culbutant les Allemands.

L’hermitage de Saint-Marcial avec le blason d’Albuquerque y honore le saint de ce jour, avec une grande procession annuelle. Le maréchal de Chabannes de la Palice débloque la Bidassoa avec 4 000 hommes, mais en décembre le connétable de Castille, Inigo de Velasco, franchit le Pas de Béhobie avec le prince d’Orange.

1524. Le connétable de castille passe la Bidassoa ravage le Prieuré de Santiago et le bourg de Hendaye et le reste du  Labourd, sauf Bayonne; de retour en Espagne il réussit à déloger les français de Fontarabie.

 

1524Revenant de ravager le Labourd sauf Bayonne et laissant la peste à Saint-Jean-de-Luz, le connétable et Philibert de Chalon, prince d’Orange, repassent la Bidassoa et le 24 mars 

 

1524 Ayant repris possession de Fontarabie, Charles Quint donne à son château carré des murs massifs épais de 3 mètres et organise les murailles de la ville en un système continu reliant le bastion nord de la Madeleine, aigu, au bastion sud de la Reine, rond et flanquant la porte, par les 2 bastions San Nicolas et Leyva au pied du mont.

 

1531 Sous peine d’avoir le bâteau brûlé, le déchargement obligatoire à la Casa Lonja ou douane de Fontarabie, est le privilège reconnu par l’article 106 de ses statuts municipaux et s’impose à tous de tout temps et même aux Hendayais.

1531 A Hondarribia  Le 31 mars l’empereur confirme des ordonnances instituant en sus des alcaldes et du prévôt, 6 jurats dont 2 majeurs, gardiens du sceau et des comptes, et 4 mineurs, inspecteurs du commerce, avec un procurateur syndic chargé des procès et un écrivain, secrétaire tenant le livre des actes, tous élus chaque année.

1531 Nasse du châtelain d’Urtubie, au pas de Béhobie

 Nasse du prieur de Santiago, au pas de Santiago

 Nasse de Fontarabie, en aval de Santiago

 

1535  Les joncaux de Fontarabie, au confluent du Jaïzubia, sont endigués par tranches et mis en culture par permission du capitaine général. A partir d’une lettre du vice-roi de Navarre le 12 mai 1535 et jusqu’à 1542, la rectification de la Bidassoa navigable depuis Santestevan est reprise mais reste imparfaite.

L’ordonnance royale prohibant port et maisons en pierre à Irun est rap­portée en 1564 et la construction en est dès lors entreprise autour de l’église sur pilotis.

1538 La sentence provisionnelle de 1510 ne tolérant que le seul moulin du prieur de l’hôpital, Fontarabie affirme son droit et fait détruire au canon un moulin neuf du châtelain d’Urtubie.

1542 D. Sanche de Leyva, capitaine général, vice-roi de Navarre, refoule de la Bidassoa la milice du Labourd, brûle Urtubie et pousse jusqu’à Saint- Jean-de-Luz avant de repasser.

1542-1558. A nouveau la guerre entre la France et l’Espagne, et si les grands affrontements auront lieu loin de la Bidassoa (seul Saint Jean de Luz sera assiégé), les différends  entre les habitants de deux rives de la Bidassoa à propos des nasses et moulins dégénèrent en affrontements violents: les autorités de Fontarabie seront malmenés et les espagnols qui vivaient du coté droit de la rivière subiront des représailles.

 

1545 Bulle séparant de Fontarabie l’église d’Irun, où résidait déjà un clerc bénéficier suivant la bulle de Pie II en 1459, confirmée pour l’administra­tion des sacrements par le décret de l’évêque de Bayonne du 4 février 1517.

 

1549 Consécration de l’église paroissiale de Fontarabie par Jean de Cauna, évéque de Bayonne.

1558   Philippe II, roi d’Espagne, et sa femme Marie Tudor, reine d’Angleterre, sont contre Henri II, roi de France.

Sous les ordres du duc d’Albuquerque, le capitaine général Diego de Carvajal s’avance rapidement de Fontarabie et brûle entièrement Saint- Jean-de-Luz le 31 juillet, ainsi que le rapporte l’historien Garibay qui participa à l’expédition. Le roi de France donna 18 000 livres pour recons­truire le quai.

En retour, Antoine de Bourbon avec les troupes protestantes de sa femme Jeanne d’Albret, reine de Navarre, échoue contre Fontarabie

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1560               L’affaire Martin Guerre

 est une affaire judiciaire d’usurpation d’identitè

 jugée à Toulouseen 1560, qui a dès cette époque suscité un vif intérêt.

En 1561,Jean de Coras l’un des magistrats instructeurs, publie le récit de l’affaire.  et

L’affaire elle-même tient en quelques lignes : Martin Guerre, paysan d’Artigat dans le Comté de Foix, qui avait quitté son village et sa famille, dépose plainte contre Arnaud du Tilh qui a usurpé son identité pendant douze ans, confondant même son épouse, Bertrande de Rols. À l’issue d’une longue et complexe procédure judiciaire, Arnaud du Tilh est déclaré coupable. Il est pendu ou, selon d’autres sources, pendu et brûlé.

 

Voir : Document

 

1560. Les habitants de Hendaye demandent une “ petite église ” au Vicaire général de Bayonne étant donné le nombre croissant d’habitants de la bourgade, où il-y-a environ deux cents maisons, et la grande distance de l‘église d‘Urrugne.
 Ils demanderont le consentement du seigneur d’Urtubie, du curé et des habitants d’Urrugne. Le Prieur de Zubernoa, en désaccord, sera désavoué par l’Evêque.

1565     Charles IX de France
Catherine de Médicis, sa mère
Elisabeth de Valois, sa sœur mariée à Philippe II d’Espagne.
Transportés à la rame “ à un lieu appelé Endaye ” le 14 juin, le roi et les deux reines y prirent une riche collation avant de gagner Bayonne et après 17 jours de fêtes la reine mère a raccompagné sa fille à Hendaye.
  1565
Quelques années plus tard, le 13 juin 1565, les Hendayais devaient voir un autre souverain, le roi Charles IX, qui se rendit à Hendaye pour recevoir sa soeur Elisabeth, reine d’Espagne.
Mais on manque de renseignements sur cet événement qui ne fut qu’un épisode après les dévastations que les Espagnols commirent dans le Labourd, en 1542, sous Sanche de Leiva et, quelquesannées plus tard, sous Bertrand de la Cueva, duc d’Albuquerque,vice-roi de Navarre. Pendant plusieurs années, la concentrationsur la frontière de troupes espagnoles destinées à être envoyéessur divers théâtres d’opérations de guerre, troubla bien souventle repos des Hendayais jusqu’au jour où la paix de Vervins
(1598) leur assura une période relativement longue de tranquillité.

1565. L’entente retrouvée entre les deux royaumes, sur la rive de Hendaye Charles IX et Catherine de Médicis sa mère rencontrent sa sœur et fille Isabelle, reine d’Espagne car épouse de Philippe II.

1565 Charles IX étend à Urrugne et Hendaye la franchise douanière (assise) déjà accordée à Saint-Jean-de-Luz par Louis XI, pour moitié, et géné¬ralisée par Henri II. Il fut souvent difficile d’en faire admettre le privi¬lège à L’entrée de Bayonne.
1566 Bref de Pie V rattachant administrativement à l’évêque de Pampelune les paroisses espagnoles de l’évêché de Bayonne.
1566 Les statuts de la Confrérie maritime de San Pedro ( à Hondarribia ) sont consignés en 30 ordonnances qui prévoient l’élection annuelle, par cooptation et tirage au sort, d’un majordome majeur, trois mineurs, et deux juges consuls avec leurs six remplaçants. Le coffre ou caisse est alimenté individuellement par un droit d’inscription, une cotisation annuelle et un dédit de radiation des confrères marins ; par un droit d’entrée des bateaux dit droit de basilage et un droit de un demi pour cent sur les bénéfices des confrères marchands, sans compter les amendes prononcées par les juges consuls et exigibles par le prévôt municipal.
Société de secours mutuels et de sacrements (enterrements et messes en commun), la confrérie a aussi le privilège de vérifier les rôles d’équipages payés à la part ou à la solde, et de sanctionner tous manquements.
1566 Poste de guet entretenu par la confrérie de San Pedro en haut de San Telmo, pour les baleines.
Les baleines franches noires (sardes, 15 mètres de long) pêchées au harpon à l’époque de la sardine et très nombreuses au XIIeme  siècle dans le golfe de Biscaye, reculèrent progressivement et les Basques spécialistes uniques de leur pêche, les suivirent de plus en plus au nord jusqu’aux baleines franches boréales (mysticetus, 25 mètres de long) de l’arctique.
Les armes de Biarritz apposées dès 1351 sur un traité flamand, illustrent leur baleinière à quille courbe de 8 mètres, à une pointe le harponneur et ses deux fers encordés, le barreur et son aviron à l’autre pointe, 3 rameurs au milieu creux d’un mètre et large moitié plus, avec leurs 3 lances pour la mise à mort.

1568  La construction de l’Eglise est autorisée par l’Evéché

1567 costumes paysans                       domaine public
1574 Nasse d’Irun, au pas de Santiago, temporaire.
1574 Fontarabie oppose son monopole théorique aux Français, par lettre du 5 juin, et l’oppose en fait à Irun, dont elle fait démolir la nasse par le corrégidor de Gipuzoa
1592 Modification de l’élection annuelle de la municipalité, mélange de tirage au sort et de vote. La confirmation royale est du 13 octobre
1595 Une bulle du pape Clément VIII reconnaît la confrérie de San Pedro.
1598.
En 1598, Hendaye obtint de construire sa propre église, et se détacha de celle d’Urrugne. L’autorisation lui fut accordée par l’évêque Bertrand d’Etchaux :
« Comme soit ainsi qu’en l’année mil cinq cens quatre vingt dix huit, les habitans du lieu de Hendaye qui dépendoient tant au spirituel qu’au temporel de la paroisse d’Urrugne, eussent obtenu permission de construire une église à part pour la commodité du peuple qui estoit beaucoup accru audit Hendaye, à condition néanmoins qu’elle soit une annexe de l’église matrice dudit Urrugne et le sieur Urtubie en seroit le patron. »

1598 Philippe II a doublé la muraille à l’extérieur par le boulevard Saint- Philippe à l’ouest, le boulevard de la Reine au sud. Il a élevé au cap Figuier un château de mer confié au Capitaine Général Velasquez. On compte cette année de sa mort 40 artilleurs et 30 fantassins dans la place, dont l’escarpement est renforcé à l’est par un mur qui s’effondre dans l’eau peu après.
1599.Les habitants de la rive droite de la Bidassoa ont osé naviguer dans des barques à quille. Fontarabie dénonce le fait au roi Philipe III d’Espagne qui admet, le cas échéant, pouvoir effectuer des tirs dans l’eau.

 

 

 

 

 

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